• L'inceste : enfances brisées, vies explosées
    Ce soir, lundi 10 mai 20.35 sur France 3

    Un documentaire de Alexandra Riguet et de Anne De Réparaz
    Produit par Actual, avec la participation de France Télévisions

    Présenté par Béatrice Schönberg

    Déconseillé aux moins de 10 ans

    C'est le crime le plus secret, le plus tabou. Il touche deux millions de victimes, une des rares estimations que nous ayons concernant l'inceste. Un chiffre qui ne prend pas en compte les nombreuses victimes qui se taisent pour préserver leur famille, par peur, ou par honte.

    L'inceste provoque des dégâts psychiques très peu connus : anorexie, boulimie, alcoolisme, tentatives de suicide. C'est ce que l'on a découvert dans un des rares endroits en France qui prend en charge les victimes de l'inceste, le service du docteur Jehel à l'hôpital Tenon. L'inceste peut être à l'origine de tous les troubles psychologiques établis.

    Même le code pénal ignorait ce mot. Depuis le récent vote de la loi qui inscrit l'inceste dans le texte, on ne demande plus à un enfant s'il a été violé sous la contrainte, la violence ou la menace. Cette loi prévoit des formations, de la prévention, encore faudrait-il que le Ministère de la santé débloque des budgets.

    L'équipe du film a filmé un procès d'assise à Douai, passé du temps avec les victimes soignées par le docteur Jehel à l'hôpital Tenon, découvert le travail de la Brigade des mineurs de Marseille, et le dispositif d'audition plus sécurisant du centre Anne Franck, à Béziers.
    C'est à Béziers, que nous allons rencontrer Gael, 19 ans, violé par son père, enfant, un exemple de la résilience. Nous allons aussi rencontrer des sœurs jumelles qui ont accepté le retour de leur père incestueux au domicile familial.

    Nous verrons que les affaires d'Outreau ou d'Angers cachent d'autres procès hors normes. Nous avons essayé de comprendre comment une fratrie repérée depuis une dizaine d'années par les services sociaux, à Evreux, a-t-elle pu être victime de l'inceste pendant des années sans que personne ne le voie.

    POST-SCRIPTUM

    Débat autour d'auteurs, de réalisateurs, témoins ou experts.


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  • Ce soir sur Arte, 20h35 : Inceste : familles empoisonnées. Sept victimes de l'inceste décrivent les mécanismes familiaux à l'œuvre dans les abus qu'ils ont vécus. Un film bouleversant.
    Puis à 21h20 : Coupables d'inceste. Quel est le profil d’un homme incestueux ? Pourquoi passe-t-il à l’acte ? Les réalisateurs dressent les portraits psychologiques d'hommes qui ont un jour franchi la ligne jaune.

    Ils sont sept, âgés de 23 à 60 ans. Hommes, femmes, mère, jeunes filles, ils viennent de différents horizons. Tous se livrent à visage découvert, avec courage. Chacun fait part de son histoire, avec ses émotions et ses mots. Des récits à la fois uniques et universels, où il est question des silences, du sentiment de culpabilité, de l'absence de repères, de l'immense solitude, de la lâcheté de toute une famille.
    On ne peut comprendre l’inceste que si l'on prend en considération le fonctionnement de la cellule familiale, et pas seulement la relation abusé(e)/abuseur. C’est un des mérites du film que de mettre au jour ces mécanismes. Le documentaire veut aussi transmettre un message d’espoir en donnant la parole à des hommes et à des femmes qui ont su se reconstruire. Leurs témoignages constituent une main tendue à ceux qui, comme eux autrefois, étouffent aujourd’hui sous une chape de silence.

    Détail du programme, des deux documentaires, du débat à l'antenne et tchat en direct en cliquant ici : ARTE TV


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  • Un film insoutenable, révoltant, nauséeux, inspiré du livre de Jack Ketchum et de l'histoire vraie du calvaire d'une jeune fille séquestrée dans une cave, torturée et violée par une tante et sa progéniture perverse, dans l'Amérique années 50. Derrière les pelouses bien tondues, les petits pavillons de banlieues, les robes a fleur... l'Horreur, la barbarie, le monstrueux. Un plongeon dans l'innommable et pourtant de telles choses arrivent encore aujourd'hui... sans que personne ne s'en rende compte. Ce n'est pas un film d'horreur. C'est 1000 fois plus douloureux, d'une tristesse comme abyssale. On en ressort vidé, dégouté, meurtri, avec les larmes aux yeux et l'envie de faire souffrir ces ordures. On pressent vite la fin et c'est d'autant plus difficile d'assister à cet engrenage infernal, impuissant, comme la pauvre victime du film. Bref, un film qui marque pour la vie.

    Les scènes se succèdent et deviennent très vite insoutenables, plongeant le spectateur dans des émotions extrêmes, une sensation d'étouffement ressentie à cause de ce réalisme du fait divers notoire que le réal retranscrit parfaitement. La pauvre jeune fille est brûlée, battue, violée, torturée psychologiquement ou encore excisée dans une scène des plus écœurantes du cinéma de genre. Si tout est suggéré c'est avec soulagement tant le scénario n'épargne en rien les sévices les plus cruels et innommables vécus par Meg. En plein cœur de l'Amérique conservatrice et puritaine des années cinquante où la bienséance oblige les voisins à ne pas s'occuper des affaires d'autrui même si elles sont étranges voire criminelles, Ruth Chandler et ses trois démons, règne sur les esprits comme sur les cœurs de ces enfants perdus. Un drame social épouvantable qui allait bousculer un pays égoïste et rendu sourd aux malheurs des plus faibles.


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  • J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
    J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre) ... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
    Et la vie, je ne m'en passe pas...
    Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
    Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !

    Charlie CHAPLIN « Vie »


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  • J’ai fait un rêve. Des corps entrelacés dans leurs solitudes criaient leur désespoir. Existence condamnée à croire qu’on est alors qu’on respire à peine. Solitude retrouvée dans l’étreinte vidée du sens. J’ai fait un rêve. La légende affirme que l’amour nait là où le ciel touche le sable. Et à cet endroit, d’une simple coïncidence, nait le prodige. Il n’y a jamais assez de ciel ou assez de sable pour que la magie se fasse. Le ciel n’a jamais pleuré pour cela. Il cache ses yeux par des nuages innocents qui n’ont rien connu du mal, sauf dans les yeux de ceux qui n’ont possédé l’amour qu’en le dérobant aux autres.

    Et si quelque chose m’arrivait. A part le regard toujours monotone et sans surprise des hommes. Trouverais-je celui qui sache me regarder enfin. Quelle couleur a l’amour, le vrai ? Est-il chaud ? Est-il grand ? Perdu, sans âmes sur lesquelles se poser ? J’ai fait un rêve, le sable arrivait et moi je l’attendais.

    J’ai fait un rêve, que le sable partait, emporté par le vent et moi, je restais, à regarder, impuissante, à regarder avec respect, à regarder fièrement, me vidant de tout ce qui était en moi. J’ai rêvé comme le sable. Elisa, envolée comme le sable. Je le savais, j’ai fait un rêve. Le vent m’apprendra-t-il à vivre maintenant qu’il m’a tout pris. Avec sa fraîcheur j’oublierai ta bouche. Tes yeux, plus tard, s’éloigneront. S’effaceront-ils, oubliant leur lumière ? Que seul ton regard reste dans mes yeux ! Le regard que tu as su poser sur mon corps, sans l’offenser. Comme je voudrais être le vent qui emporte le sable et poursuivre le voyage avec toi. Mais enfin ce qui compte c’est de pouvoir dire un jour : « Nous l’avons vécu »…

    Extrait du film "Le sable" de Mario FEROCE


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