<< Je sais pas aimer | Décor de poussière | Conte à carapace (épisode 1) >>
Au moment où tout bascule, quand plus rien ne nous retient, rejoindre le crépuscule, le vrai, celui des anciens, celui qui chante là, derrière les haies d'épines, celui qui crie au cœur, assassine, celui qui reprend la nature des erreurs de jeunesse, et qui laisse ce venin dans les mots, dans les gestes.
S'arrêter un instant, souffler puis se jeter, à corps perdu dans ce décor de poussière, souffrir pour de bon, se laisser moisir, recouvrir par l'éphémère des mots en suspension, ne plus avancer à tâtons dans la lumière mais éclairer la nuit d'une seule bougie, incandescence venteuse, flamme qui danse et s'émerveille, chaleur et pâleur de la lueur austère, s'envoûter de ce cierge jusqu'au passage vers l'au-delà.
Pourquoi faut-il rechercher l'innocence oubliée, pourquoi faut-il se plier aux normes de la perfection, se mouler jusqu'à en oublier nos peines, se couler dans ce masque d'étain, de fonte et de vermeil, les ailes rougies aux contours flasques, le cœur meurtri par tant de larmes, l'âme en peine au coin de la Seine, le regard désabusé par tant de déception.
Publié par ecrirecesthurler à 13:56:33 dans Maux en prose | Commentaires (5) | Permaliens
16-01-2007 19:42
De lasaxophoniste
Sujet:
s'arrêter un instant...souffler !! Url: [Liens]
16-01-2007 19:00
De la saxophoniste Sujet:
bises Flo...
16-01-2007 18:43
De Miss Lili
Sujet:
ils sont Url: [Liens]
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