• Festen (Fête de famille)



    Helge,
    bourgeois ayant réussi et respecté, fête ses 60 ans.
    Il réunit dans son manoir toute sa famille et ses nombreux amis. Aux côtés de son épouse Elsa, on trouve ses trois enfants: sa fille Helene, écorchée vive, la "sauvage" de la famille; son fils aîné Christian, devenu un "Chef" de cuisine renommé en France et le plus jeune, Michael, le "raté", marié à Mette dont il a eu trois enfants.
    Une absence pèse lourd, celle de Linda, la sœur jumelle de Christian, suicidée inexplicablement quelques mois plus tôt.
    La fête commence au mieux mais lorsque Christian prend la parole pour un discours, ses propos révèlent une tragédie familiale  honteuse et cachée...

    Le film
    nous plonge au cœur d'une famille où tout est fait pour que la surface, les apparences, l'emportent sur la vérité. De Elsa, la mère qui déteste les confrontations, à Michael, le fils alcoolique et violent qui trompe son épouse avec une servante, en passant par Hélène, la fille au cœur volage et qui ne peut croire à l'infamie dont se serait rendu coupable son père, la famille fait bloc contre les "divagations" de Christian. Après un temps d'hésitation, le spectateur prend conscience que ce dernier ne fait pourtant que révéler une terrible vérité malgré les assurances de sa mère sur ses éternelles tendances à "inventer". Car derrière les murs de la salle à manger, théâtre du drame, se tiennent les employés de cuisine. Et eux connaissent aussi la réalité des choses et n'ont de cesse d'encourager et d'aider Christian.
    Le père, mis au rang des accusés par son propre fils, commence par tranquillement nier l'authenticité des propos tenus. Il est soutenu par son épouse, très calme, souriante, apaisante. Et les invités, venus assister à une "Fête de famille" et non à un scandale ne demandent pas mieux que de les croire. Mais Christian insiste, buté. Et les certitudes de l'assemblée commencent à vaciller. Face à la monstrueuse vérité, reste le recours à l'alcool dans lequel chacun plonge et la violence simplificatrice employée par Michael contre son frère comme un peu plus tôt contre son épouse ou contre la servante qu'il avait mise enceinte et enfin un peu plus tard contre son propre père. Mais plus on appuie sur un corps pour le noyer, plus la pression exercée le fait remonter en surface. Qu'à cela ne tienne ! On fera "comme si de rien n'était". Mais de plus en plus difficilement. Les invités perdent pied, chancellent, s'enfuient ou du moins essaient. Christian ne lâchera rien face à un père devenu pathétique. Le fantôme de Linda, la suicidée, plane sur la résidence, sur la famille, dans les esprits et va jusqu'à faire entendre sa voix via une lettre laissée et trouvée dans un tube d'aspirine...

    Un film qui se déroule dans un climat d'hystérie, d'obscurité, de confusion mentale et de dissimulation, des personnages ignobles... Un film qui fait mal...


  • Commentaires

    1
    Flo
    Mardi 20 Novembre 2007 à 09:20
    Un film
    dur, très dur, terrible, mais que j'ai regardé des dizaines et des dizaines de fois... Un film que je déteste et que j'admire pourtant...
    2
    Vendredi 30 Novembre 2007 à 23:48
    J'ai vu...
    Ce film Danois. Les rôles du fils Michael, raté-alcoolique, et Christian l'ainé m'ont impressionné... Le dénouement par la découverte du message de Linda dans le tube de médicament donne le coup de grâce au père et à toute cette société bien pensante... C'est un film qui commence naïvement, puis devient sournoisement glauque et malsain. Bien à vous Flo. Armanny
    3
    Flo
    Samedi 1er Décembre 2007 à 12:44
    Un film glauque et malsain
    je ne trouvais pas les mots adéquats, je crois que ce sont ceux-ci précisémment... merci Armanny de votre passage, je suis contente d'avoir de vos nouvelles malgré votre absence. Bises
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