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  • J'ai passé 8 ans à n'être RIEN, à être un jouet, le jouet de leurs espoirs, de leurs folies, de leurs caprices, de leurs sévices.
    8 ans à tout accepter, tout donner, tout recevoir, tout perdre.
    8 ans à me traîner à leurs pieds, à lécher leurs peaux, à engloutir leurs langues, à serrer leurs corps, à recevoir leurs sexes.
    8 ans de non-être, de non-vouloir, de non recevoir.
    Tout donner pour ne rien avoir. Tout offrir pour aucun plaisir...

    Ils ont brisé mes rêves de contes de fées. Ils ont pourchassé mes princesses, broyé mes lutins, écartelé mes poupées, souillé mes peluches.
    Je n'étais plus une enfant avec des rêves plein la tête. J'étais devenue une esclave avec du sang plein les jambes et le ventre noué de peurs. Je n'étais plus RIEN, une petite fille sans vie, celle que je nomme "fantôme". J'obéissais sagement, j'attendais patiemment. Je vivais mes journées repliée sur moi-même, toute recroquevillée de honte et de douleur.

    Ils venaient se servir de moi à leur guise, au gré de leurs désirs. Ils venaient profiter de moi sans se soucier de ce que je devenais, de ce que je ressentais. Ils aimaient leur jouet à leur façon, ils l'aimaient pour eux, pour leurs plaisirs personnels. Moi, je pensais que c'était cela aimer et faire plaisir. Je pensais qu'il fallait donner aux adultes ce qu'ils réclamaient de moi. Sans réellement réclamer, mais plutôt en se servant seuls d'ailleurs... J'étais leur repas, leur goûter, leur dîner. J'étais leur apéritif, leur vin, leur alcool, leur drogue. Ils ne pouvaient plus se passer de moi. Je me serais bien passée d'eux, moi...

    Une loque, un pantin, un bout de chiffon crasseux, une infâme guenille qu'on trimballe de pièce en pièce pour faire le ménage. Voilà ce que j'étais. RIEN. Je n'avais d'utilité que sexuelle. je n'avais d'entité que sexuelle. Je n'avais de vie que sexuelle. Je n'avais d'espoir que de mort... Peu importait le reste, peu importait le jour, je ne vivais que de nuit, que de cauchemars, que de bruit, que de larmes. Je ne vivais que pour eux, que par eux. Une dépendance non-affective, affligeante. Un lien sordide m'unissant à ces monstres, outre celui du sang, celui du don, celui du devoir. Un lien qui sentait les vomissures. Comme un cordon ombilical crevé qui laisse encore échapper quelques relents.


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  • C'est ainsi que cet homme me prend, comme une pute dit-il lui aussi. Comme une pute... Il s'enfonce dans ma minette, la déchirant à chaque va et vient un peu plus. Je tente de me débattre, mais c'est peine perdue... Je suis à leur merci, comme d'habitude...
    Sa queue me déchire, me lacère mon sexe d'enfant. Des gouttes de sueur me tombent dessus. Il est en pleine transe, « baisant » l'enfant que j'étais. Il le dit, se le dit... « Je te baise petite pute », « tu aimes ma queue... ». Un monologue sordide... dont la voix va disparaître dans mon plus profond inconscient pour ne laisser que de la douleur s'installer.

    Je brûle, mon sexe brûle. Il me secoue comme une poupée de chiffon, me pliant à ses envies. Il s'abandonne, m'insulte, me viole toujours plus fort. Il est déchaîné... Elle le regarde coulisser dans ma minette, je suppose qu'elle aussi était excitée...

    Il me contorsionne, sort son sexe couvert de sang et l'enfonce à nouveau, sans ménagement, pour son plaisir. Il respire fort, je ne le vois plus. Je ne ressens plus que mon sexe se déchirer un peu plus à chaque fois... Je vais devenir folle, folle de douleur...

    Et c'est là qu'il s'effondre sur moi, le visage dans mon cou... combien de temps a-t-il bien pu rester sur moi ? Je n'en sais rien, peut être rien, peut être un instant... trop... Son corps poisseux, repoussant, suintant l'alcool... Il ne jette pas un regard sur moi en se relevant... Trop fier pour s'apitoyer sur moi, sur ça...

    Ils m'abandonnent ainsi... seule, détachée, exténuée, souillée.

    Mes jambes sont recouvertes de sang, de sperme... Je ne suis plus une petite fille...

    Si !!! Je le suis... elle le sait elle, quand je la serre dans mes bras, désarticulée comme je le suis... brisée comme je le suis... Mais toujours là... comme moi...

    toula


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  • Et, sortant de la pièce il la bouscule, comme pour vite disparaître. Aussi vite que mes larmes peuvent revenir maintenant...

    Pourquoi ai-je à vivre çà ??? Et elle, qui ne fait rien, qui ne dit rien... Et qui m'approche, qui me prend dans ses bras, me caresse ce corps meurtri et souillé.
    Je ne veux pas de son réconfort, mais elle n'en a pas à offrir, ce qu'elle veut, c'est mon corps, ma chair...

    Elle pose ses lèvres sur ma bouche, et fouille avec sa langue. Comme pour excuser le viol de son mari par le sien... Elle parcourt mon corps de ses mains et les enfonce elle aussi. Elle me pénètre, au travers de mon sang et s'en régale. Elle lèche ses doigts pour les replonger aussitôt dans ma minette, dans mon derrière. Elle est pire que lui... Elle se régale de mon corps, le plie à sa volonté. Elle passe sa langue sur ma bouche, sur mon sexe.

    C'est ainsi qu'entre un autre homme, je ne l'ai jamais vu... Il se tient derrière elle, et se déshabille, il bande, et je vois dans son regard son intention. Elle se pousse et non sans lui avoir léché le sexe au passage, il s'approche du lit, sur lequel il monte, à genoux... Il pose ses lèvres sur les miennes, me pénétrant de sa langue chaude.
    Il Se tient devant moi et sans mal écarte mes cuisses. Il savoure du regard mon intimité. Je ne peux plus regarder, le regarder. Je me souviens encore, et toujours du contact de sa bite, et du moment, ou, centimètre par centimètre elle entre en moi. Et ce n'est pas le sang qui me soulage, elle frotte si fort.

    Je ne pourrais pas me retenir de crier, pas cette fois... et elle le sait. En venant couvrir ma bouche de ses mains. M'étouffant presque.

    ... / ...

    toula


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