• La bite entre mes jambes, trop saoul pour me pénétrer, forçant comme un sourd, il éjacule sur moi, se répandant avec un cri de satisfaction, de haine peut être. Il est frustré, je le sais... Et s'il l'est il me le fera payer.

    Il est furieux, furieux de n'avoir pu me pénétrer, de n'avoir pu me baiser comme un homme, comme un vrai... alors il saisit mes cheveux et me rapproche de son visage... Mon dieu, qu'il pue, l'alcool, la cigarette... Il m'écoeure...
    Je vois maintenant ses yeux de près, il serre les dents, et marmonne, plusieurs fois la même chose... Que comprendre, de ses mots, moi la petite pute, la petite pute qui va lui sucer la bite... ???

    Il m'enfourne son sexe ramolli et couvert de son sperme. Il me l'enfonce dans la gorge, l'enfonce. Je n'ose même pas le toucher... Il tente de bander, mais comme sa femme lui crie « tu bandes mou... prend son cul pour t'exciter »... Il est fou de rage, contre moi... Il me gifle, fort, me frappe fort...

    Les rires de sa femme rythment les va et vient de son sexe dans ma bouche, je suis si mal... Je sens ses doigts fouiller mon anus, le pénétrer, le déchirer. Et revenir dans ma minette à moi. Il s'excite oui, il jubile. Et si maintenant ses doigts glissent mieux c'est que le sang qui coule de moi l'aide. Stoooop !!!!

    Sa rage l'aveugle, l'assourdit. Il ralentit maintenant et me gifle, comme pour me reprocher son impuissance. Il me frappe, mon visage, mes bras qu'il serre si fort. Je sens les veines éclater sous ma peau.

    Il est fou de rage et me secoue, me secoue pour me repousser sur le lit, fétu de paille.

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    toula


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  • Je vois ses yeux injectés de sang, sa fureur prendre le contrôle de son corps. Ses mains m'envahissent, me découvrent. Il me tâte au travers des vêtements que j'ai pris la peine de remettre. Ses mains violent mon intimité, fouillent l'intérieur de mes cuisses. Il joue avec ses doigts sur mon sexe. Comme s'il espérait me sentir mouiller... si jeune... Le seul liquide qui ait jamais coulé sous ses mains est le sang... ça doit l'exciter de fourrer ses doigts en moi, de griffer, de déchirer mon intimité d'enfant.

    Il a attaché mes mains, avec sa ceinture, non sans m'en avoir menacée si je criais... Mais à quoi bon ?

    Mes larmes ont cessé de couler, peut être ai-je trop peur pour qu'elles viennent maintenant. La peur, mon amie, mon fardeau. Et la douleur... Sa jumelle...

    Je tente bien de gesticuler, de me soustraire, mais j'en suis incapable. Ses doigts m'écorchent le sexe, l'anus, il me sodomise... Je l'entends s'exciter, ses râles se font plus forts. Et je sens qu'il se débat avec son pantalon pour libérer sa queue... Il veut me la mettre, une fois de plus... une fois de plus.

    Je la sens buter contre mon sexe, je la sens buter, frotter... Ses mains s'emparent de mes fesses, il les presse si fort, plante ses ongles... je ne peux même pas crier... A quoi bon crier au secours !!!

    Et je la vois elle, dans l'encadrement de la porte, regarder son mari baiser une enfant !!! Je ne cherche même pas un éclair de compassion dans son regard, en fait je ne regarde plus rien, j'attends, je subis... je me renferme... je leur abandonne mon corps.

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    toula


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  • Le silence, le silence et l'obscurité. Je me noie dans ce maelström et ce n'est qu'en pressant cette poupée contre mon cœur que je parviens à garder pied. La lumière filtre à peine sous la porte et les bruits qui me parviennent sont sourds, je n'arrive pas à la distinguer. Mais à quoi bon ? Je sais qu'ils vont arriver. Cela ne fait aucun doute. Et si en fermant les yeux assez fort ils disparaissaient ? Et si...

    Deux ombres bloquent la lumière que je vois sous la porte, et un tour de clés... J'aimerais tant que cette porte reste bloquée, quitte à mourir là... Oui mourir !!! La faim, la douleur, l'obscurité sont un bien trop grand fardeau pour moi et ma poupée... Que va-t-il encore se passer ? Comme si me poser la question aurait pu engendrer une réponse différente... ?

    La lumière m'agresse, me perce les pupilles... Je tente de plisser les yeux, de ne pas le regarder... Mais il m'arrache du sol par les cheveux, sans ménagement, comme la chose qu'il a fait de moi. Sa poupée de joie... Mon bourreau...

    Comment se révolter, comment me révolter... Je ne suis qu'une enfant, une si petite enfant... Et ses grandes mains suffisent à me manipuler, me désarticuler... Pas même mes larmes d'enfants ne font tarir sa fureur. Je sens l'alcool dans son souffle, son souffle rocailleux, grave, heurté, rapide, saccadé... J'ai si peur que les larmes coulent sans que je ne puisse les arrêter.

    Ballottée, projetée sur le lit qui est mien quand ils le décident, qui est leur lupanar car ils le décident. Mes larmes l'exaspèrent, et ce que je mérite est une paire de claques, et encore, et encore... Mais pourquoi ?

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    toula


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  • Dans moins de deux mois, le jour de mon anniversaire, ce sera fini, TOUT sera fini.

    Dans moins de deux mois, je refermerai silencieusement et définitivement ce chapître du passé. Parce que la justice ne comprend rien, parce que la justice est injuste, parce que j'ai peur de faire toutes ces démarches seules face à eux, parce que j'ai honte de briser des familles qui vivent dans l'oubli alors que moi je me souviens...

    Le dossier est clos, j'ai abandonné toute poursuite, toute plainte, tout procès, tout suivi judiciaire ou médico-psychiatrique. Je ne veux plus les voir, je ne veux plus entendre parler d'eux, je ne veux pas de leur argent souillé. Je voulais les voir enfermés à double tour, comme moi je l'ai été durant ces huit années. Je voulais les voir souffrir et s'éteindre petit à petit. je voulais que leurs vies sociales s'arrêtent, que leurs étincelantes carrières soient ruinées, je voulais...

    J'ai eu peur de continuer seule et dans moins de deux mois la prescription sera effective et ils seront libres.


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