• J'ai senti qu'elle se levait et je me suis dit que j'allais enfin dormir, que c'était enfin fini. Puis elle s'est rallongée immédiatement. Je la sentais très lourde alors j'ai rouvert les yeux et j'ai vu que ce n'était plus elle mais lui. Lui aussi avait l'air complètement fou. Il respirait comme un chien qui a couru. Il n'avait plus son pantalon, que sa chemise blanche ouverte. Sur ma poitrine, je sentais sa chevalière, une grosse bague très froide.

    La nuit, encore maintenant, je me réveille avec l'impression de sentir à nouveau le froid de cette bague sur moi.

    Et puis j'ai eu très mal. Encore plus qu'avec elle. Je le voyais bouger mais je n'avais pas compris ce qu'il était en train de faire. Je me suis sentie complètement déchirée et très sale. Je ne voulais plus rien entendre, ne plus rien voir de tout ça. J'étais glacée et j'avais très chaud en même temps. Je pleurais mais sans bruit. Juste les larmes qui coulaient sur les joues. Et toujours ce bruit qu'il faisait.

    Je ne sais pas où elle était allée. Je n'entendais plus rien d'autre que lui et mon coeur qui battait très fort. Comme je ne disais rien, il a continué, pensant peut-être que ça me plaisait. J'avais tellement de douleurs physiques et morales en moi que j'ai du être inconsciente un petit moment.

    Quand j'ai rouvert les yeux, il faisait noir. J'étais seule dans la chambre. La couverture était collée sur mes jambes. Alors je suis sortie du lit, je suis allée me laver dans la salle de bains, j'ai mis les draps dans le panier à linge mais je ne savais pas quoi faire avec la couverture bleue marine avec plein de coulures rouges. J'ai pris une petite couette dans l'armoire et me suis recouchée.

    Le matin, la couverture n'était plus dans la salle de bains.


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  • Quand elle s'en est aperçu, elle a parlé avec lui qui s'est approchée pour voir et qui est vite retourné s'adosser à la porte. Il avait toujours son costume de travail mais sa chemise était ouverte et sa cravate pendait autour de son cou. Il avait l'air d'avoir bu lui aussi. Et je me souviens de l'intérieur de ses yeux qui était un peu rouge.

    Pendant qu'ils parlaient entre eux, je n'arrivais plus à comprendre ce qu'ils se disaient. J'en ai profité pour remonter la couverture sur moi. Mais je ne trouvais plus le drap qu'elle avait du écarter.

    Elle est revenue vers moi, s'est rassise au bord du lit et a tout arraché d'un seul coup. Elle était devenue comme folle, les yeux révulsés, les cheveux lui tombant sur le visage. Elle a dit : "regarde ce que tu as fait! Tu n'es qu'une salope! On te prête une chambre et voilà ce que tu en fais!"

    Il s'est mis à rire, sans pouvoir s'arrêter. Et elle m'a giflée une fois, deux fois, trois fois, je ne sais plus combien de temps ça a duré. Je l'avais tellement énervée qu'elle n'arrêtait plus de me frapper. Quand elle s'est enfin calmée, elle m'a embrassée en me disant qu'elle ne m'en voulait plus. Elle disait : " Ca va aller, tu vas voir, ça va aller".

    Elle a de nouveau posé ses mains sur moi. Elles sont descendues pour aller jusqu'à toucher le sang. C'est comme si elle essayait de dessiner ou d'écrire quelque chose sur mon ventre avec le sang. J'en avais l'impression. Elle s'amusait avec le sang sur ses doigts, puis les a portés à sa bouche et les a léchés. Elle s'est rallongée sur moi et se contorsionnait dans tous les sens en me léchant partout. Je voulais mourir.

    Je me suis demandé pourquoi elle aimait lécher du sang, et à cet endroit. J'ai fermé les yeux et j'ai prié très fort pour qu'elle arrête ça. Mais sa langue a continué de descendre et...


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  • Elle portait une longue chemise de nuit avec des volants aux manches et tous les boutons étaient ouverts. Elle s'est assise près de moi sur le lit. Lui, il s'est assis par terre, le dos appuyé contre la porte. Elle m'a regardée un petit moment puis, d'un seul coup, s'est penchée et a embrassé mes lèvres. J'ai essayé de tourner la tête mais elle était plus forte que moi. Alors, elle a forcé mes lèvres à s'ouvrir et, à ce moment-là, j'ai senti l'odeur de l'alcool qu'elle avait bu. Ca me donnait des haut-le-coeur mais elle n'arrêtait pas pour autant.

    Lorsqu'elle a cru que j'allais vomir, elle a retiré sa bouche de la mienne, m'a bâillonnée de sa main pour que je ravale tout et s'est allongée sur moi très violemment. Elle a défait les boutons de mon pyjama, a écarté la couverture et ses mains sont allées partout sur moi.

    J'avais tellement honte que j'ai cru que j'allais mourir. Pendant ce temps, elle est restée là, à caresser chaque partie de mon corps. De temps en temps, elle enlevait sa main de ma bouche et se remettait à m'embrasser. Ses mains sont descendues sous la couverture qu'elle repoussait au fur et à mesure que je la remontais. Elle a posé sa main sur...

    J'ai ressenti une douleur très violente dans le ventre. Comme si quelque chose s'était déchiré à l'intérieur de moi. C'est bien plus tard que j'ai compris ce qu'elle avait fait et cette déchirure. Mais là, je ne comprenais rien, j'avais tellement mal que j'avais envie de hurler mais la honte, certainement, m'a fait taire.

    Puis j'ai senti quelque chose de chaud qui coulait sur ma jambe pendant qu'elle s'amusait toujours à me triturer. Quelque chose de chaud et d'épais. J'ai compris que c'était du sang parce que j'en ai reconnu l'odeur. Plus elle me touchait à l'intérieur et plus j'étais comme convulsée. Les spasmes évacuaient à chaque fois un peu plus de sang et la couverture commençait à devenir poisseuse sur moi.


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  • Il y a 30 ans, j'ai 6 ans. C'est vendredi soir. Mes parents repartent demain et moi, je reste là, chez eux. Eux, mon oncle et ma tante. Des gens respectables et très estimés, avec un enfant de 4 ans.

    Ca s'est passé la nuit et ça a duré presque 8 ans. C'est la première fois qui m'a traumatisé le plus. Les fois suivantes, c'était elle, ou lui, voire les deux, ou bien d'autres... Mais je ne me souviens plus très bien parce que je savais ce que j'allais subir. Je le savais et je n'ai rien dit. Je n'ai rien fait non plus pour que ça s'arrête. Parce que j'étais terrorisée. Je ne comprenais rien et surtout, j'étais tellement crispée que je devais être pratiquement inconsciente.

    Ce soir-là, on avait joué aux échecs avec elle. Elle disait que j'étais très douée à ce jeu, que j'avais un grand sens de la logique et que je pourrais réussir de longues études. Elle avait déjà un peu bu avant que lui ne rentre de son travail.

    Lorsqu'il est arrivé, je suis allée me coucher dans la chambre d'amis et, par la porte entre ouverte, je pouvais apercevoir la lumière du couloir restée allumée et entendre le bruit que faisaient leurs verres et les bouteilles sur le bar en métal. Je me souviens aussi du bruit des glaçons et de bruits sourds sur le tapis du salon.

    Puis une dispute, des chuchotements et la porte de la chambre qui s'ouvre un peu plus tandis que la lumière du couloir s'éteint. Et elle est entrée. Elle m'a dit : "C'est moi, n'allume pas la lumière". Mais lui est arrivé et il a rallumé dans le couloir.


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