• La légende de l'amour...



    J’ai fait un rêve. Des corps entrelacés dans leurs solitudes criaient leur désespoir. Existence condamnée à croire qu’on est alors qu’on respire à peine. Solitude retrouvée dans l’étreinte vidée du sens. J’ai fait un rêve. La légende affirme que l’amour nait là où le ciel touche le sable. Et à cet endroit, d’une simple coïncidence, nait le prodige. Il n’y a jamais assez de ciel ou assez de sable pour que la magie se fasse. Le ciel n’a jamais pleuré pour cela. Il cache ses yeux par des nuages innocents qui n’ont rien connu du mal, sauf dans les yeux de ceux qui n’ont possédé l’amour qu’en le dérobant aux autres.

    Et si quelque chose m’arrivait. A part le regard toujours monotone et sans surprise des hommes. Trouverais-je celui qui sache me regarder enfin. Quelle couleur a l’amour, le vrai ? Est-il chaud ? Est-il grand ? Perdu, sans âmes sur lesquelles se poser ? J’ai fait un rêve, le sable arrivait et moi je l’attendais.

    J’ai fait un rêve, que le sable partait, emporté par le vent et moi, je restais, à regarder, impuissante, à regarder avec respect, à regarder fièrement, me vidant de tout ce qui était en moi. J’ai rêvé comme le sable. Elisa, envolée comme le sable. Je le savais, j’ai fait un rêve. Le vent m’apprendra-t-il à vivre maintenant qu’il m’a tout pris. Avec sa fraîcheur j’oublierai ta bouche. Tes yeux, plus tard, s’éloigneront. S’effaceront-ils, oubliant leur lumière ? Que seul ton regard reste dans mes yeux ! Le regard que tu as su poser sur mon corps, sans l’offenser. Comme je voudrais être le vent qui emporte le sable et poursuivre le voyage avec toi. Mais enfin ce qui compte c’est de pouvoir dire un jour : « Nous l’avons vécu »…

    Extrait du film "Le sable" de Mario FEROCE


  • Commentaires

    1
    Mercredi 29 Juillet 2009 à 15:32
    Pas assez de ciel ou de sable...
    Le rêve n'est là, qu’à vouloir offrir de songer aux moments d'égarements temporels suspendus aux déplacement des grains de sable, sans changer le lieu secret des rencontres des pas perdus... Bien à vous, Flo. Armanny
    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :