• Les ballons rouges



    Je récupère des miettes tel un pigeon effaré
    Des miettes perdues sur un oreiller
    Des miettes maintenues en suspension dans l'air
    Comme des ballons rouges
    Les mêmes que j'ai au bord des yeux
    Des ballons de foire qui ne durent qu'un temps
    Des ballons tous ronds, tout rebonds
    Des ballons couleur soleil qui, pourtant
    Attristent mon sommeil

    Je me nourris de ces miettes et ne les jette
    Je me gorge de leur substance
    D'un appétit vorace
    Je me rue sur leur essence
    Dans une folie tenace
    Je les serre dans ma main
    Qu'elles ne s'envolent au loin
    Elles pousseront derrière moi
    Poucet me sortira des bois
    Où ne fleurissent que des pleurs
    Sous les ballons de couleur


  • Commentaires

    1
    Lundi 25 Août 2008 à 09:43
    Bravo
    Bien dit avec une toute petite faute de frappe dans le 5ème vers( les mêmes )... Mes amitiés, Amar
    2
    Lundi 25 Août 2008 à 13:19
    Miettes avides...
    L’effarement se métamorphose en pluie, que le vent soulève d’un courant d’air et que la chaleur ondoyante évanouit comme un mirage dans ses mystères. Dans la main les miettes s’éparpil-lent; où voletant se posent des moineaux échappés de toute une escadrille, avides à picorer les morceaux... Ah ! Le piège… " Des ballons de foire qui ne durent qu'un temps"… Image qui me touche par la joie des bambins quand le beau ballon de couleur flotte au-dessus d'eux, puis la tristesse quand il se dégonfle, s'envole ou éclate soudainement…" Où ne fleurissent que des pleurs"... Les miettes assemblent le gâteau, que les yeux touchent des lèvres avec la délectation qu'un morceau suffise à nourrir et faire tomber la fièvre. Bien à vous, Flo. Armanny
    3
    Flo
    Lundi 25 Août 2008 à 19:54
    La faute
    a été corrigée, merci... Amitiés, Flo
    4
    Flo
    Lundi 25 Août 2008 à 19:57
    Armanny, les miettes
    sont aussi avides d'être grapil-lées et mangées que j'ai en moi d'avidité à les contempler puis à m'en saisir pour en faire mon essentiel, ma "substantifique moelle"... Bises
    5
    So
    Mardi 26 Août 2008 à 13:54
    Des miettes...
    ce qui reste quand l'absence effrite tout, délite tout... C'est tout petit les miettes, et si on y prend pas garde, ça se perd, mais surtout ça ne rassasie pas, je ne le sais que trop... Pourtant quand on aime comme on s'aime, et que c'est tout ce qui reste, oui on s'y raccroche fort fort ... comme à ces ballons tout ronds, tout rebonds... Un jour, j'en attacherai tout autour de ... lit, et ils n'attristeront plus plus ton sommeil, ils seront là pour toujours, et veilleront sur lui, ... comme moi sur toi... tu verras
    6
    Mardi 26 Août 2008 à 14:38
    Belle
    évocation
    7
    Flo
    Mardi 26 Août 2008 à 15:29
    So, les ballons...
    nous les accrocherons ensemble et alors quel bonheur de les regarder s'envoler, libres... comme nous... je n'aurai plus besoin de me nourrir de miettes, même si je les aime tant en ce moment parce qu'elles me rassasient tout de même...
    8
    Mercredi 27 Août 2008 à 12:25
    des ballons
    j'en ai vu de toutes couleur en ce lundi . Ils se sont tous envolé dans le ciel à une vitesse incoyable, suite au vent, mais sur les 19 aucun n'est tombé. Bisous à toi Flo ))
    9
    Flo
    Jeudi 28 Août 2008 à 16:43
    Saxo, dans les yeux
    de ceux qui sont restés enfants les ballons ne tombent jamais vraiment... Ils continuent de voler avec nos rêves à l'intérieur... Bisous
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