• Comme un chant funèbre et monotone
    Une triste mélodie d'un jour d'automne
    Ce soir le vent glacial vire et tourbillonne
    Les feuilles sont mortes, d'or elles papillonnent

    A la mélancolie, au souvenir, elle s'abandonne
    Triste, elle demeure, la petite sauvageonne
    Dans sa pénombre où son obscurité tâtonne
    Ses hauts murs, sa forteresse qu'elle cloisonne

    Son cœur mort qui, plus personne, ne passionne
    Son sourire qui, sur nulle lèvre ne rayonne
    Son teint pâle, sa peau muette qui frissonne
    D'un dernier geste, c'est la mort qui l'emprisonne

    C'est l'amer venin qui, son corps, empoisonne
    La douleur de ses mots qu'encore elle griffonne
    Espérant toujours les murmurer d'une voix morne
    Comme le glas, sa vie, lentement, résonne

    Folie de sa conscience, ses démons la bâillonnent
    Particules d'un passé que nul ne soupçonne
    Elle s'enfonce, larme brûlante, et déraisonne
    Dernier couteau qui dans sa plaie sillonne


    Vide de son sang, elle n'attend plus personne.

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  • Elle se tient là immobile

    Droite, elle semble si forte
    Silhouette gracile
    Tendue comme la corde
    D'un arc, elle semble si forte
    Qui pourrait la deviner
    Au-dedans si fragile
    Savoir que c'est
    Encore un peu de fierté
    Qui l'empêche de tomber
    Qui pourrait la deviner
    Au-dedans si fragile
    Savoir qu'elle est cassée
    Au-dedans, brisée
    Lamentable, elle ne reste
    Debout qu'à force
    De volonté, forte encore
    Mais pour combien de temps
    Elle se tient là immobile
    Silhouette gracile
    Elle le sait elle se sent
    Si fragile au-dedans
    Qu'au prochain
    Souffle de vent...

    Laure Bachelier

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  • C'est vouloir faire souffrir mon corps
    Sentir pénétrer cette douleur jusqu'à la mort
    Aimer ressembler à une branche muette
    Me confondre avec la terre, rester inerte
    Ne faire plus qu'une avec un arbre
    Sourire en balançant mes armes
    Aimer ce choix, cette punition
    M'en vouloir plus que de raison
    Encore et toujours, vomir ma bile
    Sur ce déchet, cette loque futile
    Que je suis devenue, une moins que rien
    Ressemblant bientôt à ces moisissures
    Qui poussent le long des troncs en pourriture

    C'est vouloir faire souffrir mon âme
    Sentir pénétrer la fureur et la flamme
    Aimer ressembler à un squelette maudit
    Tout confondre, passé, présent, furie
    Ne plus faire corps avec moi-même
    Hurler en vidant ce dilemme
    Aimer ce monstre qu'ils m'ont rendu
    M'aimer maigre et bien perdue
    Toujours et encore, vomir mes tripes
    A chaque peur, à chaque crise de panique
    Je suis forte et faible à la fois
    Ressemblant bientôt à cet arbre calciné
    Qui pousse en vain dans mon cœur blessé

     


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  • Quand le coeur murmure
    La douleur susurre

    Quand le coeur s'emballe
    La douleur fait mal

    Quand le coeur hurle sa douleur
    Son cri déchire le silence

    Quand le coeur ne bat plus
    La douleur se tait... Enfin


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  • J'attends
    La main tendue
    Le coeur ouvert
    J'écris
    Les pensées suspendues
    Les yeux fermés par les pleurs
    J'attends
    Que quelqu'un me tende la main
    Et ouvre mon coeur
    J'espère
    Que quelqu'un lira dans mes pensées
    Et ouvrira mes yeux

    Mais personne ne vient, là...                          


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