• Envie de les torturer comme ils m'ont triturée
    Envie de les faire souffrir comme ils m'ont fait pourrir
    Envie de les massacrer comme ils m'ont emmurée
    Envie de les anéantir pour ce qu'ils m'ont fait subir
    Envie de voir leur sang couler comme le mien qu'ils ont lèché
    Envie de les détruire comme ils me font mourir
    Envie de les saccager comme ils m'ont brisée...

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  • Les espoirs meurent
    Les rêves s'envolent
    Chimères de bonheur
    Pour unique étole

    Quand la panique s'empare de moi,
    Quand la paresse me paralyse,
    Je vis sans plus de sémantique,
    Qu'un Pinnochio, tendre relique.
    Pantin de bois et de sang,
    Petit sans nom et sans vie,
    Tu ne retiens rien du monde qui court,
    Tu n'entends rien du vacarme alentour.
    Alors que moi, tapie dans tes recoins,
    Je suis à l'affût du moindre sifflement,
    A l'abri des divins enchantements,
    Des alcools de tristesse et de débauche,
    Qui sont autant de larmes qui fauchent,
    Les coeurs des poitrines des enfants
    Pour les faire devenir trop grands.

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  • Le coeur froissé par l'effroi
    Des draps qui ne sont pas de soie
    Ca et là le soir qui se déplace
    Les ombres des loups me glacent

    Lèvres gercées aux commissures de sang
    Visage putride d'élève qui sort des rangs
    L'odeur  des corps des bourreaux de la haine
    La pestilence de leurs suaves et fétides haleines

    Je n'avais plus rien d'humain, plus rien d'enfantin. Une poupée de porcelaine posée sur un lit défait. Une douce senteur de lavande et de marjolaine lavée de sueurs infâmes et de jus crasseux. On va jouer avec toi, disaient les voix des loups silencieux, tu vas aimer ça hurlaient leurs cratères flanqués de dents parfaitement rangées.

    Rangée, arrangée, dérangée, la chandelle de ce jeu m'a brûlé la gorge et la peau à jamais. Depuis les crécelles chantent faux, les marelles secouées par les eaux, la dentelle fanée, la femme enfantée.


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  • Je vis dans un monde qui n'existe pas
    Je tournoie sur moi-même et ne m'aime
    Je suis sans nom, sanglots et sans joie

    Je vis dans mes rêves d'enfance échouée
    Je virevolte, désinvolte et m'envole
    Je suis sans voix, sans chemin et sans clarté

    Rêves de petite fille qui perdurent au présent
    Rêves de pacotille qui perdent leur semblant

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  • "Quand il y a le silence des mots,
    se réveille trop souvent la violence des maux"

    (Jacques Salomé)


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