• Du firmament ne coulent que larmes et poussières
    Désagrégées par tant d'euphémismes déçus
    Et dans mon cœur, je ne possède pas cette matière
    Pour oublier que de ce monde je ne suis plus

    Les chevaux de bois se tournent sur mon passage
    Crinières au vent, folles allures et princes charmants
    Les il était une fois ne sont que remplissages
    De mon cœur en pause et de ses nombreux tourments

    Du livre du bonheur je ne connais la fin
    Que ce qui m'échappe encore, chapitre fuyant
    Laisser la veilleuse allumée jusqu'au matin
    Pour que mes rêves de princesse ne soient décevants

    Le château s'écroule, fait de cartes éphémères
    Les vautours ont dévoré le berceau magique
    Où dormait la douce enfant loin de ces sorcières
    Et de leurs tristes sorts aux accents pathétiques

    Le conte se termine, la nuit nous pousse à dormir
    Les secrets se refermant dans la boîte de Pandore
    Immaculée blancheur de la neige des souvenirs
    Le manège tourne, silencieux, presque indolore


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  • Sombrer dans le gouffre de la nuit
    Le cœur fissuré, l'âme transie
    Amère solitude, cruelle ennemie

    Pleurer des larmes de sang
    S'égarer dans trop de tourments
    Se noyer dans son propre océan

    Détruire encore un peu plus son cœur
    S'abîmer en mer sans plus de saveur
    Que celle des orages les plus ravageurs

     


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  • Allongée au milieu de nulle part
    Un souffle de vent dans mes cheveux épars
    Je regarde au loin ma vie se faner
    Ce désert qu'un pigeon picore, affamé

    Je voudrais que mes yeux ne voient plus
    Ce monde si noir et mes espoirs déçus
    Les volets sont clos, la maison décrépie
    Aucun rêve ne trouble la fureur de mes nuits...

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  • Jeux d'enfants qui perdurent
    Pour pallier aux murmures
    Jeux d'enfants qui reprennent
    Pour effacer ses peines
    Goûter à nouveau les lames
    A défaut d'avoir les armes
    Le sang qui coule la délivre
    Ses larmes roulent sur le givre
    Son coeur fermé trop éphémère
    Qu'une main invisible resserre
    L'empêche de crier, de hurler
    Le silence prend sa main
    L'obscurité est son chemin
    La plaie ouverte lui rappelle
    Qu'à son destin il manque une aile
    La douleur filtre de la blessure
    La douceur nait de la morsure
    Du métal dansant sur son bras
    Tremblant et déjà froid

    Jeux d'enfants qui demeurent
    Pour pallier au bonheur
    Jeux d'enfants, jeux de sang
    Pour déjouer le passé
    Jeux interdits d'une femme-enfant
    Addiction déplacée.........

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  • J'écris mes blessures comme de lents murmures

    J'écris ce que j'aime en laissant couler ma peine

    J'écris mes cauchemars avant qu'il ne soit trop tard

    J'écris ce qui me blesse car le temps me presse

    J'écris sans contrainte une terrible plainte

    J'écris au présent tous mes maux d'enfant

    J'écris dans les larmes mes douleurs de femme

    J'écris d'un soupir pour m'en souvenir

    J'écris sans la haine qui coule dans mes veines

    J'écris mon courage, je raconter ma rage

    J'écris mes ratures, taches, éclaboussures

    J'écris sur ma vie de vide et d'agonie

    J'écris sans mensonge le mal qui me ronge

    J'écris haut et fort pour pouvoir vivre encore

    J'écris sans crier mes mots désenchantés

    J'écris ce que je ne dis pas, ce qui est mort en moi

    J'écris pour ne pas dire, hurler dans un soupir

    J'écris en silence pour ne plus pleurer l'absence. . .

     


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