Cendrillon au brouillon | 10 janvier 2008
De solitude en lassitude, je reste ce brouillon de Cendrillon, ce bruit de cendres dispersées, et parce qu'à force de lutter seule, je m'essouffle et m'enlise, les cicatrices fleurissent à nouveau, en anémones sur mes bras, chaudes et douloureuses.
De désuétude en inquiétude, j'ai coupé les chairs avec un filament de lune, aux reflets d'argent et de délivrance, aux reliefs de sang et d'indifférence. La bulle m'étreint la gorge et m'oppresse de sa rondeur si parfaite et immaculée.
De finitude en habitude, j'ai soigné le mal par le mal et le rituel assassin, ritournelle de mes nuits froides, a entamé son refrain de chagrin, laissant sur ma peau ce goût âcre et tenace, le goût du passé qui s'écoule, l'odeur infecte d'une prison sans murs.
Publié par ecrirecesthurler à 10:06:16 dans Maux en prose
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Permaliens
Des voeux sans conviction | 02 janvier 2008
Bonne année à tous, même si je ne crois plus en ces voeux éphémères qu'on se souhaite sans grande conviction.
Que vouloir, qu'espèrer, que demander, qu'offrir?
Le réveil sonne. Partir travailler. Rentrer tard. Nourrir les animaux. Se nourrir un peu. Lire quelques pages. Regarder la télévision. Dormir. Le réveil sonne. Partir travailler...
Et le silence tout autour. Et la solitude alentour...
Publié par ecrirecesthurler à 10:43:02 dans Espoirs
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Permaliens
Prisonnière du temps | 12 décembre 2007
Immergée dans les scories du temps, basculée dans cette folie, pour finir enfermée dans cette faiblesse qui est la mienne, je ne cesse de vouloir reculer, je ne cesse de m'empêcher d'accéder à la raison, au vrai, au bien. Est-ce la déraison qui me conditionne, ma conscience se fait opaque, mon subconscient a pris la place. . .
Et je refais le même chemin discontinu, je le parcours encore et encore, mais alors pourquoi je n'arrive pas à aller droit devant moi, à aller de l'avant. Quel est donc ce profond sommeil qui me baigne dans cette illusion, je n'arrive plus à avancer, je n'arrive plus à progresser. Mes forces m'ont-elles abandonnée ? N'y a-t-il aucun remède, aucune alternative ? J'aurais pu tout garder au lieu de tout abandonner, mon passé est devenu mon futur, je ne me plais qu'enfermée dans cette bulle intemporelle.
Regardez, je suis ce funambule sur la corde raide, qui ne peut avancer, qui bascule sur des choix illusoires, ça y est j'ai sauté, l'écart se creuse, je dévale la pente brusquement, je suis déconnectée de la réalité, mon âme se métamorphose. Et je me regarde de l'autre côté, sous différentes perspectives, je m'imagine un autre passé.........
Le cœur compressé, le cœur écrasé, je vous regarde vous côtoyer en vous tournant le dos, prisonnière de mon petit monde, en fait nous sommes tous des prisonniers.... Je n'arrive pas, je n'arrive plus à tendre la main, l'amour, l'amitié pour moi ne sont que des métaphores....
Publié par ecrirecesthurler à 14:26:26 dans Souvenir :)
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Permaliens
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