Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Le bonheur en embellie | 10 septembre 2008



Quelque part se cache la lumière scintillante sous les cotonneux nuages. Gris comme les ailes des pigeons à leurs sombres heures. Gris comme les frais matins d'automne ou la rosée côtoie l'ondée. Gris comme les cœurs aigris, comme les corps amoindris. Fatigués de courir, fatigués de s'enfuir.

Grises, les ailes des tourterelles. Ivres, les airs des ritournelles. Sous les pavés délavés de pas froids fleurissent, entre les pierres, des fleurs en désarroi. Des fleurs en effluves de couleurs, en souffles de douceurs. Des fleurs- bonheur, des fleurs-chaleur.

Et les teintes, en éclaircie, s'unissent au soleil et réveillent son ardeur. Et la mer, en accalmie, chante à la lune un bouquet enchanteur. Et la vie, en embellie, reprend ses droits et avance, sur ses chemins d'errance, jusqu'à toucher du doigt le ciel, jusqu'à brûler son âme pour... Toi.

Publié par ecrirecesthurler à 17:07:28 dans Maux en prose | Commentaires (8) |

La mélancolie me colle | 09 septembre 2008



La mélancolie me colle. La mélancolie me rend folle. La même mémoire, le même regard. A la fois vide et triste. A la fois avide et aigri. Méli-mélo dans ma mémoire. Mon histoire me joue le même drame. Encore. Ensuite. En fuite. En furie. La furie de mes yeux. Toujours humides et larmoyeux. La folie de mes lèvres. Toujours tremblantes et palpitantes.

La mélancolie se lit. Elle se lit sur mon visage. Quand je lis, quand je ris, quand je vis. Quand l'amour est de passage où quand il s'installe. Qu'elle y reste sur ce visage. Elle l'habille. Elle le maquille. Elle l'habite. Elle le ressuscite. Qu'elle y reste et qu'elle y vive. Qu'elle le ravive. Avec son rouge des mauvais jours et son blanc laqué de tourments. Avec son jaune ocré d'automne et son vert fade et monotone.

La mélancolie monotone me ramène en automne. Déjà.
Dégel. Elle me va comme un gant qui camoufle mes doigts. Elle me va comme la fleur qui se cache en mon coeur. Elle me va comme un chat qui ronronne, couché près de son âtre, un chat frileux noirâtre.

Publié par ecrirecesthurler à 10:29:22 dans Maux en prose | Commentaires (11) |

Solitude chagrine | 06 septembre 2008



Ne rien faire pour être sûre de rien défaire
Ne rien croire pour être sûre de ne pas décevoir

La solitude comme le repos de l'âme, la solitude comme un suicide infâme. Femme. Femme de personne, dépersonnifiée, dépossédée, trouvant en elle l'asile de son propre chagrin. Des lendemains sans refrain, sans matins. Des non-lendemains. Landes désertes. Landes de pertes. Landes désuètes.

Un non-sens en abstinence qui fait perdre la tête. Déboussolée. Perdu le fil de mes pensées. Et pourtant le temps ne manque pas. Ce temps de la réflexion qui m'est offert, ce temps de la désertion que je conquiers. Imprudemment, impatiemment. Dévorant chaque seconde indépendamment de celle qui va suivre, de celle qui va survivre. Me faire vivre. En catimini, en deçà de moi-même, au-delà de mes rêves.

Tout défaire pour être sûre d'aimer refaire
Tout déconstruire pour un nouvel avenir
Et m'enfuir vers mon seul repère à présent
En adieu au passé en adieu aux tourments

Publié par ecrirecesthurler à 23:28:47 dans Maux en prose | Commentaires (12) |

L'arbre calciné du passé | 04 septembre 2008



Au grand âge de la vie
Temps de rire et d'oubli
Tant de pire et de cris
Captivée
Par l'arbre calciné du passé
Capturée
Par l'âcre mélodie surannée
Je deviens vagabonde de moi-même
Va-nu-pieds dans mon monde
Sans sentir, au fond de moi
Le gel ennivrer mes doigts
Qui n'écrivent qu'en émois
Mes saisons sont brûlées
Ma raison s'est murée
Ma maison c'est ton âme
Que les autres condamnent
Que les autres gouvernent
En laissant porte close
A l'amour si grandiose
Qu'il lapide comme l'hiver
Les pierres muettes d'hier

Publié par ecrirecesthurler à 10:49:42 dans Maux en vers | Commentaires (16) |

La promesse de la vie | 02 septembre 2008



Si au loin se dessine la promesse de la vie
Si le loin me destine la prouesse de l'oubli
Alors, sans hésitation, j'en franchirai le seuil
Laissant derrière moi mes années de deuil

Si l'azur me tend ses bras dénués de regrets
Je partirai sans remords emportant mes secrets
L'outre-ciel me verra sortir de mes sentiers
Et lever les yeux comme une enfant subjuguée

Je ne perdrai pas en route les objets, les repères
Je ne vivrai plus de peurs, de noirceurs, de mystères
Mon seul vêtement sera cousu de bel or
Et ma valise ouverte telle la boîte de Pandore

Publié par ecrirecesthurler à 10:03:38 dans Maux en vers | Commentaires (9) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| 67| 68| 69| 70| 71| 72| >>

Tous les derniers titres

Elle

Les textes de ce blog sont protégés par un copyright

Clic!
n°00039733

Novembre

DiLuMaMeJeVeSa
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
2930     

Passés

Depuis le 19-05-2006 :
807668 visiteurs
Depuis le début du mois :
6369 visiteurs
Billets :
361 billets

.







Annuaire de blogs

Free Blog Counter

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03