Comme un ultime apitoiement...
A quelques jours des fêtes de fin d'année, je me souviens de Noëls durant lesquels certains enfants ouvraient leurs cadeaux alors que moi je jouais le rôle du cadeau pour une vingtaine de pervers... Comment apprécier aujourd'hui toute la magie de Noël ?
Dernière tentative pour dire l'indicible (ou plutôt pour écrire ce que j'ai besoin de DIRE...
Trauma 1 : J'ai été VIOLEE, manipulée sexuellement, par des hommes et des femmes, des couples pervers, pédophiles et incestueux. Les faits sont là, les détails sont ici, gravés au fond de moi. La mémoire ne me fait pas défaut (hélas !), les mots pour l'écrire et surtout le dire, si...
Trauma 2 : J'ai été séquestrée, enfermée la journée dans cette « chambre » sordide et sortie le soir, comme une poupée qu'on trimballe de maisons en appartements, de salons en salles de bains, montrée, exhibée comme un animal de foire...
Trauma 3 : J'ai été torturée, frappée, attachée, bâillonnée, des jours entiers, sans boire ni manger, ni même être lavée de toutes leurs souillures et de mon sang...
Trauma 4 : Cette liste est déjà trop longue... J'en ai déjà trop dit, pas assez à mon goût mais je ne sais pas faire mieux pour le moment. Je n'arrive plus à rien écrire. Si quelqu'un veut se charger d'écrire le reste pour moi, merci... Moi, je parle pour ne rien dire, je ne fais que tourner en rond, je pleure en silence et j'écris comme un fantôme...
Publié par ecrirecesthurler à 09:34:12 dans Inceste / Viols | Commentaires (25) | Permaliens
Les arbres abritent les rires des enfants, les pierres recèlent les visages de l'éternité, les allées chuchotent des pas de mille incertitudes voilées, les souvenirs fleurissent l'égalité des trépas, le ciel d'azur, au-dessus, masque la dissonance des cris et des pleurs.
Cimetière, miroir des faibles et des puissants, dernier droit d'asile, territoire de fierté et de repos, ambiance désuète, sans artifice, ambivalence des chemins qui se croisent, des destins qui se jouent ici, face contre terre, errance des âmes perdues puis sauvées.
Douloureuse demeure qui s'enfonce loin des profondeurs de l'oubli, qui conserve les cœurs à l'ombre de mains protectrices, qui égare les âmes sur des terres inconnues, des limbes providentielles, des forêts peuplées de mille sorts, de mille voix, de mille vies.
Publié par ecrirecesthurler à 09:58:27 dans Maux en prose | Commentaires (25) | Permaliens
Jeannemarie par Alexa
Peinture sur toile - Aquarelle, dimensions : h = 30 cm, L = 40 cm
Un peu de publicité pour une artiste et amie que j'aime beaucoup.
Le monde de l'imaginaire la fascine et les enfants l'émerveillent... Elle réalise des fresques murales, des tableaux à des prix magiques, des toiles sur demande et sur le thème de votre choix.
Si vous aimez son travail, vous pouvez la contacter à cette adresse : artpluriel@hotmail.fr
Vous pouvez aussi visiter son site web : http://www.artpluriel.fr.cx
ainsi que son blog : Art pluri-ELLE
Publié par ecrirecesthurler à 09:56:02 dans Espoirs | Commentaires (19) | Permaliens
Relief accidenté, relents d'intolérance, je me laisse bercer au gré de mes incohérences, la tête pleine de brumes de la couleur de mes angoisses. Le vide m'aspire, m'ensevelit. Et pourtant, je l'affronte.
Dans mon subconscient, chercher une parcelle de quelque chose, de je ne sais quoi. Se troubler pour moins que rien, se mesurer à l'affectif, se complaire dans l'hypothèse des « si » balbutiants.
L'esprit ouvert à contrejour, laisser ses passions prendre leur revanche, le cœur fermé à double tour, laisser ses pulsions prendre le dessus, prendre un détour.
Ne plus jouer dans la cour des grands. Soyez petits, obéissez, faites votre place, votre nid. Cherchez une hypothétique vérité, adoptez-la et faites-en votre crédo.
Lever les yeux, l'inconscient en extase, garder les mains chaudes pour toucher du doigt l'interdit, conserver un semblant de visage pour préserver la vie qui s'évertue à me fuir, être belle et paraître sans image, sans fard.
Etre accessible mais demeurer prisonnière de mon masque de douleur, tributaire de mes souvenirs.
Le corps endolori, la mine pâlichonne, faire figure humaine pour pallier à la complaisance et goûter à la saveur des baisers.
Laisser son cœur à l'abandon, ses pleurs à l'unisson.
Publié par ecrirecesthurler à 11:42:18 dans Maux en prose | Commentaires (17) | Permaliens
Dans ma tête je suis trop seule
Mon cœur est recouvert d'un linceul
Qu'ils ont déposé par mégarde
Pour ne plus que je me regarde
Même mes yeux restent rivés
A ce que j'ai laissé de côté
Pour parvenir tant bien que mal
A délivrer mon cœur de l'infernal
Moi je ne jouais pas un rôle
J'étais sincère, émouvante ou drôle
Tour à tour petite, enfant, rêveuse
Avec eux j'étais bien, j'étais heureuse
Mais s'ils ont préféré se rire de moi de la sorte
Il est évident qu'il vaut mieux que je sorte
De leur vie, de leur sourire, de leur cœur
Tant pis pour moi, j'ai l'habitude de mes pleurs
Publié par ecrirecesthurler à 10:50:05 dans Inceste / Viols | Commentaires (21) | Permaliens
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