Comme une fine dentelle, tu recouvres mes yeux. Comme un voile obscur, tu déplies tes bras autour de mes limbes. Et j'en oublie de penser. Et je savoure le passé, libre de toute déchéance, ivre de toute frénésie.
Amnésie...
Alcool rare et nectar subliminal, qui enivre mes peines, panse mes blessures.
Convertis ma rage en révolte, plonge-moi dans la torpeur de l'évanescence, déroule ma vie devant tes mornes regards. Mutile mon attention en trompe l'œil. Délie ma raison et entraîne-moi dans ta vaste béance.
Amnésie...
Prends mes larmes et ma voix, nourris-toi de mes mystères. Comble mes manques par tes vides. Distrais mes desseins les plus austères par des myriades de couleurs. Etourdis mon présent de musique et de joie.
Délivrez-moi... Aidez-moi à oublier... Rendez-moi amnésique...
Publié par ecrirecesthurler à 08:37:09 dans Maux en prose | Commentaires (70) | Permaliens
Enserre-moi de tes mains maladroites, prends-moi par ton froid morbide et putride, sers-toi de mes élans pour me dévorer de l'extérieur. Serre-moi jusqu'à m'étouffer, jusqu'à la pâleur livide et blafarde de mon visage, jusqu'au plus rien qui sommeille en moi, jusqu'au néant qui crie et se débat.
Vide-moi de mes entrailles pourries en charpie, éparpille-moi aux quatre sons du glas, emmitoufle-moi bien au froid glacial de tes assauts. Chavire-moi très bas, si bas que je ne puisse me relever, me soustraire à ta déchéance. Plus bas que toi, plus bas que terre.
Entoure-moi et recouvre-moi de puanteur et d'oubli pour que je cesse enfin d'être cette moribonde sans cœur et sans souvenir, cette poupée fade et pleine de rancœur et de désespoir.
Efface mes cicatrices et mes haines, recrache mon âme noircie de toutes ces visions d'horreur, mon corps putréfié de toutes leurs souillures, mon cœur vide de beauté et d'innocence.
Je veux sombrer dans tes bras, je veux laver mon passé de tes salissures. Je ne veux plus me relever pour souffrir encore, je veux pourrir au fond de toi, mourir en ton sein, m'échouer en paix... enfin...
Terre, laisse-moi pour morte... Ensevelis-moi...
Pathétique dépouille...
Publié par ecrirecesthurler à 09:26:09 dans Maux en prose | Commentaires (81) | Permaliens
Deux mains, deux corps, deux âmes s'enlaceront très fort pour sceller les empreintes du temps. Promesse d'un mariage où la neige dans tes cheveux sera mille fois plus belle qu'un voile de tulle.
Regards si touchants.
Quand mes cheveux auront la couleur de la neige, assise sur un banc à regarder ces vies qui s'entrecroisent.
Nos vies auront coulé comme le flot du fleuve, sans jamais perdre de vue celle de l'autre.
Il est temps que tu viennes t'asseoir à mes côtés.
Véro.
Deux peurs, deux cœurs, deux sœurs, se serreront très fort pour effacer les cicatrices du passé. Promesse d'une union ou le soleil sur tes lèvres sera mille fois plus lumineux que les ailes d'un ange.
Sourires si troublants.
Quand mes lèvres auront la pâleur de la lune, allongée sur un lit de neige à regarder le monde qui défile bien trop vite.
Nos années seront oubliées comme le temps qui passe, sans jamais nous éloigner l'une de l'autre.
Il me tarde de venir m'asseoir à tes côtés.
Flo.
Publié par ecrirecesthurler à 00:32:44 dans Souvenir :) | Commentaires (62) | Permaliens
Schizophrénie, embourbe-moi dans tes méandres, enlise-moi de tes cendres. Tu m'as eue, je vois double. Je suis deux et même plus, seule et multiple, pourtant. Je suis moi, je suis autre. J'aime jouer à ton jeu, j'aime m'égarer sur tes chemins de travers et de déraison. J'aime me substituer à moi-même pour inventer une voie nouvelle et découvrir les facettes encore inexplorées de mon âme. Me prostituer pour exister...
Ce jeu-là me perdra, j'en suis consciente. Mais, étrangement, ça ne me fait pas peur... Je t'attends encore, je l'entends toujours, ta voix au fond de moi. Dégâts passagers. Paroles mensongères au timbre presque muet.
J'en redemande encore, même. Je me sens bien avec toi, l'autre en moi. Moins seule et plus utile à te surveiller sans répit. Plus attentive à tes moindres dérives. Je t'entends, je ne te vois pas, je t'obéis, je ne te crois pas.
Totale incompréhension.
Démultiplie-moi encore plus fort, à l'infini. Dégénère-moi complètement. Plus je suis folle et plus j'oublie. C'est peut-être ça la solution : se laisser subjuguer par l'autre en soi au lieu de se battre contre lui. Le laisser prendre le contrôle et agir à sa guise. Se plier à ses volontés. Lui faire confiance. Jouer avec le feu...
Et se brûler les ailes...
Publié par ecrirecesthurler à 10:06:03 dans Maux en prose | Commentaires (61) | Permaliens
Faire un rêve, faire une trêve
Publié par ecrirecesthurler à 10:00:03 dans Espoirs | Commentaires (39) | Permaliens
<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| 62| 63| 64| 65| 66| >>
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 19-05-2006 :
421972 visiteurs
Depuis le début du mois :
1201 visiteurs
Billets :
331 billets
Ecrit...