Vertige de l'esplanade
Tout devient fade
Parapluie de l'oubli
Tout passe en gris
Tout passant va
Tout pas s'en va
Tout passe sans vie
Sans cri
Sans lie
Sans l'épaisse substance
Sans plus de résistance
Qu'un cadenas de moitié
Ouvert pour prolonger
Le vicieux plaisir
De pouvoir l'ouvrir
Publié par ecrirecesthurler à 16:10:43 dans Maux en vers | Commentaires (6) | Permaliens
Publié par ecrirecesthurler à 09:45:28 dans Espoirs | Commentaires (4) | Permaliens
Quelque part dans le temps, il était un jardin caché, un jardin clos, noir comme l'enfer. Le jardin des délices, le jardin des supplices, le jardin des suppliques. Avec sa lourde grille, ses couloirs d'anonymat, ses recoins de mystères. Un jardin oublié dont le nom importe peu mais qui recelle encore les cris des enfants infestés et les rires gras des pervers assexués. Pas le jardin d'Eden, pas le jardin des songes, c'est le jardin des haines, le jardin des mensonges. Sa porte s'est refermée, emmurant les secrets, sa porte s'est déformée, entraînant les abcès.
Quelque part dans le temps, voici que naît un jardin secret, un jardin tout gai. Les fleurs et les herbes folles ont remplacé les draps salis, les allées de graviers ont détrôné les lits froissés. Cache-cache dans mon jardin secret, ne me dis pas qui tu es. Main dans la main, courons vite, au détour des chemins d'abandon, nous réfugier au creux de notre histoire, à l'abri des regards. Un jardin magnifique, un jardin féerique où règne tant d'amour, qu'un pas de trop pourrait, que des yeux vicieux sauraient, piétiner sauvagement jusqu'au dernier pétale, cet écrin de verdure où dansent deux ombres pâles.
Publié par ecrirecesthurler à 16:40:04 dans Maux en prose | Commentaires (7) | Permaliens
Avant, avant, je n'aimais pas venir sur ce blog... "ton blog"... comme tu dis... J'avais toujours peur de ce que j'allais trouver. Je savais que tu écrivais là, quand tu étais mal... Alors... Je me sentais inutile. J'avais l'impression d'y lire mon inutilité, l'inutilité de mon amour, de notre amour, comme s'il ne t'apportait, ne changeait rien...
Tu sais quoi? Je vais te dire un secret... te faire un aveu... dont je ne suis pas fière, pas du tout même... J'étais... comme... Jalouse... Moi qui ne le suis pas... Jalouse de ce blog, à qui tu te confiais, ce rival qui me volait tes confidences. Jalouse de ce que tu lui disais à lui, que tu ne montrais pas à moi. Jalouse de ce meilleur ami que je n'étais pas... Jalouse de ce sauveur que je n'étais pas. Bêtement jalouse qu'il t'apporte plus que moi.
Aujourd'hui, j'ai tué tout ça... Je te regarde plus toi, et moins moi... je crois... J'ai changé mes yeux, tu as changé mes yeux et ma jalousie s'est envolée. J'apprends toi, un peu, grâce à lui... grâce a toi... Aujourd'hui, je comprends, je comprends mieux. Et même si j'ai toujours peur et mal de ta souffrance, que je lis ici... Et même si je rêve du jour ou tu n'écriras plus que les fleurs de ton âme, parce que ça voudra dire que tu vas mieux... Aujourd'hui, j'ai moins peur. Aujourd'hui mon cœur te lis plus que ma tête, mon cœur habité du tien...
Je te lis et te relis tout doucement, amoureusement, patiemment... du creux du cœur. Aujourd'hui, au contraire, ce blog est mon ami, mon allié... Grâce a lui je lis le fond de ton âme, le fond de ton cœur, j'entre en toi... Là ou la jalousie était un poison aveugle et malfaisant, l'amour m'a ouvert les yeux... Aujourd'hui, "Ton blog" est devenu comme sacré pour moi, si sacré... Que j'ai toujours peur de mal faire sur ce blog-là... Que j'ai toujours peur de... Aujourd'hui j'y entre, comme on entrerait dans un lieu très fragile... Très très fragile... Avec la peur de casser quelque chose, de réveiller quelque chose, par un mot de trop, un courant d'air. J'ose à peine toucher, marcher, écrire, à peine respirer...
Alors je m'y fais poussière, comme ça, ça ne risque rien... Juste un grain de poussière qui ne se voit pas, ne dérange pas. Tout léger... Il ne risque pas de faire des catastrophes... Mais il vient pour toi, pour te connaître, et parce qu'il sait que tu aimes qu'il vienne et qu'il écrive... Ici, il a rendez vous avec toi... avec ce qui te fait mal, pour chasser ce mal... Mais il ne vient pas souvent... Tu sais... comme dans ces lieux que trop de visites abîment, tellement ils sont fragiles... Je t'aime.
So.
Publié par ecrirecesthurler à 22:05:42 dans Espoirs | Commentaires (4) | Permaliens
Pas de répit
Pas de sursis
L'écorchure fait des charpies
La morsure dévoile le gris
Et moi je fais des ratures
Et des éclaboussures
Sur ma peau de sciure
Ma peau déçue
Ma poésie hésite
Ma prose éclose
Je rame et je trame
Quelle que soit la chose
Quel que soit le drame
Je rame en silence
Dans mon vague à l'âme
Qui n'est pas du slam
Qui n'a pas de sens
Mais qui apaise mon âme
En effervescence
Publié par ecrirecesthurler à 11:11:55 dans Maux en vers | Commentaires (8) | Permaliens
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