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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Prévert | 12 août 2006


Photos
: Inès A.

...Oh Barbara
Quelle connerie la guerre
Qu'es-tu devenue maintenant
Sous cette pluie de fer
De feu d'acier de sang
Et celui qui te serrait dans ses bras
Amoureusement
Est-il mort disparu ou bien encore vivant...

"Quand j'ai écrit Barbara, Brest avait été foutue en l'air. J'ai été grossier et on m'a reproché (d'avoir écrit) « Quelle connerie la guerre » alors que la guerre n'était pas terminée. Il paraît qu'il y a un temps pour tout. Moi, je m'en fous." Jacques Prévert

Publié par ecrirecesthurler à 21:14:55 dans Funambule | Commentaires (20) |

Au pays des merveilles | 12 août 2006



Voir quelqu'un souffrir ainsi nous fait tant de mal, on se sent inutile, et pourtant on aimerait faire quelque chose, le sauver, lui dire que tout va bien même si ce n'est pas le cas, le faire rêver, l'emmener aux pays des merveilles à lui raconter des histoires, belles...

Mais c'est toujours le même recommencement, les mêmes pas, les mêmes gestes, les mêmes maux, rien ne s'est envolé... Et un beau jour, elle ne sait pourquoi, il y a quelque chose de changé. Se reconstruire et tout recommencer, vivre et survivre, éternel cheminement, souffrir pour mieux aimer, éternel enfant....

Elle est un ange, allongé sur son lit de rose... Entre la vie et le néant... Déchiré par ses souvenirs d'enfant... Sa peine est un discours muet... L'oiseau de feu aux ailes brisées brûle sa haine, déchire ses yeux... Son cœur est déjà ridé, couvert de bleus... Temps de repos pour son âme, l'encre efface ses larmes...

Elle marchait sur ce chemin, elle ne savait pas où elle allait, mais elle ne cessait de marcher. Elle sentait cette présence derrière elle, elle se sentait à la fois confiante et apeurée....Puis un jour, sur le chemin, elle s'est retournée, elle n'était plus là. Elle s'est sentie vidée, triste, elle perdait son équilibre, une envie de reculer pour essayer de la retrouver... Elle était devant elle... Son ombre était devant elle...

Les larmes coulent toute seules...L'enfance brisée, le sourire effacé, un regard en arrière, besoin d'air, l'innocence bafouée, les larmes ne cessent de couler... Une larme de tristesse Une larme de tendresse sur laquelle on dépose un baiser, un baiser en toute amitié. Et peu de mots, mais des mots, des mots qui caressent, des mots qui blessent, des mots qui font souffrir, des mots qui font sourire, des maux à partager, des maux à ne pas garder. La richesse des mots pour arriver à faire sourire, à faire rire. Des mots qui viennent du coeur pour toucher un autre cœur. Si peu de mot, mais qui font un grand bonheur.


"Souvenir"

Publié par ecrirecesthurler à 09:48:25 dans Souvenir :) | Commentaires (33) |

Déçue | 11 août 2006



Mon silence me tue lentement
Et il me fait si mal
Mais mes mots se tairont maintenant
Puisque vous les jugez mal...

Explication :
ICI

Publié par ecrirecesthurler à 19:52:37 dans Maux en prose | Commentaires (23) |

Rencontre | 11 août 2006



Une rencontre virtuelle, conditionnée au naturel

Une amitié bien réelle, conjuguée à l'universel

Un instant partagé, des maux égarés

Un trop plein de tristesse, des mots de tendresse

Une larme de sang, qui coule dans l'océan

Une rue de silence, le monde en absence

Les cœurs perdus, un cœur égaré

Que l'on espère retrouver, peut-être aux objets trouvés...

Une main tendue, l'amitié absolue

Personne n'est exclusif, ne pas rester passif

Rester près de toi, juste quand tu as besoin de moi.

Des mots qui ne veulent rien dire mais ils sont dits pour un sourire.


Bises, "Souvenir"

Publié par ecrirecesthurler à 09:46:13 dans Souvenir :) | Commentaires (110) |

Larmes en vrac | 10 août 2006

Keren Ann - La Ballade of Lady & Bird



Des larmes en vrac
Tu es loin
Tu n'es pas là
Mon cœur se déchire mon cœur te réclame
Je souffre de quelque chose
Je ne sais pas
Cette fusion des corps sur la plage
Cette fusion m'obsède
De l'autre côté de la rive, je suis seule
Mon être devient insignifiant
Je fais un rêve
Je fais un vœu
Je fais une trêve
De pleurs
Qui s'envolent comme la mouette
Et Le sourire devient moue
Et le vent d'août n'est plus doux
Mes mains se mêlent au remous
Mes larmes coulent refoulent
Et je ne sais pourquoi cette hantise
Qui m'emporte là où il n'y a plus de limite
Là où le bonheur est un épi qui crépite
Là où je redeviens saoule de mon chagrin
Je reviens
Je reviens avec le trac dans mon sac
Je reviens
Je reviens et dans mes pas les ressacs
Je reviens
Je reviens à coup de matraque
Je reviens
Je reviens mais
Mon âme n'est pas d'attaque
Je reviens à mes amnésies
Mais je n'ai plus le mot de passe
Je reviens à l'étoile
De mes insomnies
Devant la porte
Je reste avec l'oiseau
Je reste une lady qui pleure.

Inès A.

Publié par ecrirecesthurler à 18:09:36 dans Funambule | Commentaires (27) |

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