Solitude | 03 septembre 2007
Elle arrive toujours sans crier gar. Comme un train qui rentre en gare, elle ne nous prévient jamais, nous offre des coups de cafards, elle fait le vide autours de nous, profite de nos faiblesses, et recouvre de boue nos SOS....
Les joues recouvertes de larmes, il faut essayer de refaire sa vie, reprendre les armes, mais la plume est brisée, la muse s'est envolée, changée d'adresse, sans un mot, sans un souffle de vie, elle s'en est allée vers d'autres rimes, vers d'autres contrées. . .
Et on s'éteint à petit feu, le tallent se consume peu à peu, son recueil est devenu son deuil, elle s'est plus quoi dire, se détruit, avant de s'enfuir, combler par le vide, elle n'est plus lucide. . .
Véro
Publié par ecrirecesthurler à 22:20:19 dans Souvenir :)
|
Commentaires (5)
|
Permaliens
L'écorchée vive | 03 septembre 2007
L'écorchée vive, l'écartelée, celle qui perd son sang comme on sème des cailloux, celle qui égrène son passé comme elle tombe à genoux. La pauvre petite allumeuse qui a peur des bruits de la nuit, qui ne sait plus comment sourire ni même vivre son sursis.
Aux rugissements de son esprit succèdent le ronronnement docile de la chambre close et la douceur fugace des cachets roses. Petite fille aime les bonbons et l'acidulé la réveille de son cauchemar...
Publié par ecrirecesthurler à 22:09:31 dans Maux en prose
|
Commentaires (3)
|
Permaliens
La chambre blanche | 03 septembre 2007
J'ai pensé que j'étais « partie » très loin. J'ai même pensé avoir quitté le pays des anges. Je me suis réveillée dans la chambre blanche aux vapeurs nauséabondes. Mon bras pétrifié retenait encore l'aiguille de survie. Mon visage avait la pâleur des bandelettes recouvrant mes poignets momifiés, reposant sur le drap lisse et froid, ouverts en deux demi-lunes rouges et flétries.
A force d'attendre, le sommeil est venu. A travers les larmes, je te voyais. Aucun ange à mes côtés, aucune fée sur mon épaule, juste le silence des murs frais et le grondement de la machine. Le ventre noué par la peur, les yeux fermés sur la douleur, les mains crispées sur la blancheur, une larme chaude sur ton souvenir fuyant.
Décomposée. Je me suis laissée aller, dériver, délabrer. Décomposée par le vide intérieur, composée d'absence et de rien, les entrailles à nu. Défigurée. Je me suis tuée... en silence...
Publié par ecrirecesthurler à 22:07:07 dans Maux en prose
|
Commentaires (20)
|
Permaliens
Ecrit...