• Un film insoutenable, révoltant, nauséeux, inspiré du livre de Jack Ketchum et de l'histoire vraie du calvaire d'une jeune fille séquestrée dans une cave, torturée et violée par une tante et sa progéniture perverse, dans l'Amérique années 50. Derrière les pelouses bien tondues, les petits pavillons de banlieues, les robes a fleur... l'Horreur, la barbarie, le monstrueux. Un plongeon dans l'innommable et pourtant de telles choses arrivent encore aujourd'hui... sans que personne ne s'en rende compte. Ce n'est pas un film d'horreur. C'est 1000 fois plus douloureux, d'une tristesse comme abyssale. On en ressort vidé, dégouté, meurtri, avec les larmes aux yeux et l'envie de faire souffrir ces ordures. On pressent vite la fin et c'est d'autant plus difficile d'assister à cet engrenage infernal, impuissant, comme la pauvre victime du film. Bref, un film qui marque pour la vie.

    Les scènes se succèdent et deviennent très vite insoutenables, plongeant le spectateur dans des émotions extrêmes, une sensation d'étouffement ressentie à cause de ce réalisme du fait divers notoire que le réal retranscrit parfaitement. La pauvre jeune fille est brûlée, battue, violée, torturée psychologiquement ou encore excisée dans une scène des plus écœurantes du cinéma de genre. Si tout est suggéré c'est avec soulagement tant le scénario n'épargne en rien les sévices les plus cruels et innommables vécus par Meg. En plein cœur de l'Amérique conservatrice et puritaine des années cinquante où la bienséance oblige les voisins à ne pas s'occuper des affaires d'autrui même si elles sont étranges voire criminelles, Ruth Chandler et ses trois démons, règne sur les esprits comme sur les cœurs de ces enfants perdus. Un drame social épouvantable qui allait bousculer un pays égoïste et rendu sourd aux malheurs des plus faibles.


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  • J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
    J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre) ... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
    Et la vie, je ne m'en passe pas...
    Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
    Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !

    Charlie CHAPLIN « Vie »


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  • J’ai fait un rêve. Des corps entrelacés dans leurs solitudes criaient leur désespoir. Existence condamnée à croire qu’on est alors qu’on respire à peine. Solitude retrouvée dans l’étreinte vidée du sens. J’ai fait un rêve. La légende affirme que l’amour nait là où le ciel touche le sable. Et à cet endroit, d’une simple coïncidence, nait le prodige. Il n’y a jamais assez de ciel ou assez de sable pour que la magie se fasse. Le ciel n’a jamais pleuré pour cela. Il cache ses yeux par des nuages innocents qui n’ont rien connu du mal, sauf dans les yeux de ceux qui n’ont possédé l’amour qu’en le dérobant aux autres.

    Et si quelque chose m’arrivait. A part le regard toujours monotone et sans surprise des hommes. Trouverais-je celui qui sache me regarder enfin. Quelle couleur a l’amour, le vrai ? Est-il chaud ? Est-il grand ? Perdu, sans âmes sur lesquelles se poser ? J’ai fait un rêve, le sable arrivait et moi je l’attendais.

    J’ai fait un rêve, que le sable partait, emporté par le vent et moi, je restais, à regarder, impuissante, à regarder avec respect, à regarder fièrement, me vidant de tout ce qui était en moi. J’ai rêvé comme le sable. Elisa, envolée comme le sable. Je le savais, j’ai fait un rêve. Le vent m’apprendra-t-il à vivre maintenant qu’il m’a tout pris. Avec sa fraîcheur j’oublierai ta bouche. Tes yeux, plus tard, s’éloigneront. S’effaceront-ils, oubliant leur lumière ? Que seul ton regard reste dans mes yeux ! Le regard que tu as su poser sur mon corps, sans l’offenser. Comme je voudrais être le vent qui emporte le sable et poursuivre le voyage avec toi. Mais enfin ce qui compte c’est de pouvoir dire un jour : « Nous l’avons vécu »…

    Extrait du film "Le sable" de Mario FEROCE


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  • Pour ne pas vivre seul
    On vit avec un chien On vit avec des roses
    Ou avec une croix
    Pour ne pas vivre seul
    On s' fait du cinéma on aime un souvenir
    Une ombre, n'importe quoi
    Pour ne pas vivre seul
    On vit pour le printemps et quand le printemps meurt
    pour le prochain printemps
    Pour ne pas vivre seul
    Je t'aime et je t'attends pour avoir l'illusion
    De ne pas vivre seul, de ne pas vivre seul

    Pour ne pas vivre seul des filles aiment des filles
    Et l'on voit des garçons épouser des garçons
    Pour ne pas vivre seul
    D'autres font des enfants des enfants qui sont seuls
    Comme tous les enfants
    Pour ne pas vivre seul
    On fait des cathédrales où tous ceux qui sont seuls
    S'accrochent à une étoile
    Pour ne pas vivre seul
    Je t'aime et je t'attends pour avoir l'illusion
    De ne pas vivre seul

    Pour ne pas vivre seul on se fait des amis
    Et on les réunit quand vient les soirs d'ennui
    On vit pour son argent, ses rêves, ses palaces
    Mais on a jamais fait un cercueil à deux places
    Pour ne pas vivre seul
    Moi je vis avec toi je suis seule avec toi tu es seul avec moi
    Pour ne pas vivre seul
    On vit comme ceux qui veulent se donner l'illusion
    De ne pas vivre seul.


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  • En introduction, l'introspection
    Au plus fort de soi-même
    Une invitation, une découverte
    Des sensations, une porte ouverte
    Introspecter en soi comme on se voit
    Comme on se reçoit
    Comme on se le doit
    Prospecter jusqu'aux limites de son être
    Pour chasser le mal-être
    Malhonnête destin qui s'acharne sur nos têtes

    En introspection, l'introduction
    Au plus sombre de soi-même
    Une initiation, un chemin de croix
    Des pulsations, un coeur qui bat
    S'introduire en soi comme on se replie
    Comme on se revit
    Comme on se le dit
    S'enfuir jusqu'aux limites de son âme
    Pour en gommer les drames
    Drap de larmes en rideau d'eau et de flammes

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