• Soupirs de violettes 2



    Le ciel se fend de marbrures. Je pleure, incandescente. Je veux refermer cette porte mais le vent m'ignore et souffle plus fort, rassemblant des fragments de puzzle, redessinant les contours de mon enfance retrouvée. Je frissonne de lame, couteau ouvert dans ma paume qui hurle. Mes lignes se dessinent, fébriles et jettent une rive d'oubli que j'ignorais.

    Le sable s'effrite sur mes abîmes et me vide de honte et de chagrin. Je veux jeter l'encre. Je m'englue dans mes ombres. Mon cœur s'enlise parmi les rochers anguleux des récifs acérés. Je voudrais me blottir dans les bras de ce saule, éperdu et qui se craquelle de vergetures sournoises. Ce saule qui enfante la douleur dans l'écho de mes silences creusés de cris.

    Mes yeux sont vitreux, moi l'aveugle de l'aurore. Ma plume est noire. Mes longs cils viennent velouter ma joue de leurs perles opaques. L'absence perfore mes papiers. Je me noie en elle. Sombre naufrage mélancolisant le paysage du sourire. Les arborescences m'effleurent encore de leur doux parfum de violettes, violées sur la page des mes cris.


  • Commentaires

    1
    Fiu
    Mardi 22 Mai 2007 à 17:52
    !
    Avec toi, tout simplement.. Bises
    2
    Mardi 22 Mai 2007 à 23:02
    cet
    relation avec le saule qui enfante la douleur dans l'echo de silences creusés de cris ...je reste sans mots...bise flo
    3
    Flo
    Mercredi 23 Mai 2007 à 15:15
    Merci Fiu
    tout simplement, bises
    4
    Flo
    Mercredi 23 Mai 2007 à 15:17
    Voilà Lili
    tu as saisi toute l'essence des mots, comme très souvent, merci
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