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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Embrasser la vie | 10 octobre 2009



J'ai pardonné des erreurs presque impardonnables, j'ai essayé de remplacer des personnes irremplaçables et oublier des personnes inoubliables. J'ai agi par impulsion, j'ai été déçu par des gens que j'en croyais incapables, mais j'ai déçu des gens aussi. J'ai tenu quelqu'un dans mes bras pour le protéger. J'ai ri quand il ne fallait pas. Je me suis fait des amis éternels. J'ai aimé et l'ai été en retour, mais j'ai aussi été repoussé. J'ai été aimé et je n'ai pas su aimer. J'ai crié et sauté de tant de joies, j'ai vécu d'amour et fait des promesses éternelles, mais je me suis brisé le cœur, tant de fois !
J'ai pleuré en écoutant de la musique ou en regardant des photos. J'ai téléphoné juste pour entendre une voix, je suis déjà tombé amoureux d'un sourire. J'ai déjà cru mourir par tant de nostalgie et j'ai eu peur de perdre quelqu'un de très spécial (que j'ai fini par perdre) ... Mais j'ai survécu ! Et je vis encore !
Et la vie, je ne m'en passe pas...
Et toi non plus tu ne devrais pas t'en passer. Vis !!!
Ce qui est vraiment bon, c'est de se battre avec persuasion, embrasser la vie et vivre avec passion, perdre avec classe et vaincre en osant, parce que le monde appartient à celui qui ose et que LA VIE C'EST BEAUCOUP TROP pour être insignifiante !

Charlie CHAPLIN « Vie »

Publié par ecrirecesthurler à 18:46:01 dans Cinéma | Commentaires (2) |

La légende de l'amour... | 25 juillet 2009



J’ai fait un rêve. Des corps entrelacés dans leurs solitudes criaient leur désespoir. Existence condamnée à croire qu’on est alors qu’on respire à peine. Solitude retrouvée dans l’étreinte vidée du sens. J’ai fait un rêve. La légende affirme que l’amour nait là où le ciel touche le sable. Et à cet endroit, d’une simple coïncidence, nait le prodige. Il n’y a jamais assez de ciel ou assez de sable pour que la magie se fasse. Le ciel n’a jamais pleuré pour cela. Il cache ses yeux par des nuages innocents qui n’ont rien connu du mal, sauf dans les yeux de ceux qui n’ont possédé l’amour qu’en le dérobant aux autres.

Et si quelque chose m’arrivait. A part le regard toujours monotone et sans surprise des hommes. Trouverais-je celui qui sache me regarder enfin. Quelle couleur a l’amour, le vrai ? Est-il chaud ? Est-il grand ? Perdu, sans âmes sur lesquelles se poser ? J’ai fait un rêve, le sable arrivait et moi je l’attendais.

J’ai fait un rêve, que le sable partait, emporté par le vent et moi, je restais, à regarder, impuissante, à regarder avec respect, à regarder fièrement, me vidant de tout ce qui était en moi. J’ai rêvé comme le sable. Elisa, envolée comme le sable. Je le savais, j’ai fait un rêve. Le vent m’apprendra-t-il à vivre maintenant qu’il m’a tout pris. Avec sa fraîcheur j’oublierai ta bouche. Tes yeux, plus tard, s’éloigneront. S’effaceront-ils, oubliant leur lumière ? Que seul ton regard reste dans mes yeux ! Le regard que tu as su poser sur mon corps, sans l’offenser. Comme je voudrais être le vent qui emporte le sable et poursuivre le voyage avec toi. Mais enfin ce qui compte c’est de pouvoir dire un jour : « Nous l’avons vécu »…

Extrait du film "Le sable" de Mario FEROCE

Publié par ecrirecesthurler à 14:31:01 dans Cinéma | Commentaires (1) |

Irréversible | 03 décembre 2007



Rentrant seule d'une soirée, une jeune femme est victime d'un insoutenable viol. Son petit ami, ivre de vengeance, se lance sur les traces du violeur, tandis que l'ex-mari de la victime tente de retenir ce dernier, avant de céder à son tour à d'irréversibles pulsions animales de sang et de mort...

Irréversible.
Parce que le temps détruit tout.
Parce ce que certains actes sont irréparables.
Parce que l'Homme est un animal.
Parce que le désir de vengeance est une pulsion naturelle.
Parce ce que la plupart des crimes restent impunis.
Parce ce que la perte de l'être aimé détruit comme la foudre.
Parce ce que l'amour est source de vie.
Parce ce que dans un monde bien fait le tunnel rouge n'existerait pas.
Parce ce que les prémonitions ne changent pas le cours des choses.
Parce ce que le temps révèle tout.
Le pire et le meilleur.

Publié par ecrirecesthurler à 13:27:40 dans Cinéma | Commentaires (16) |

Festen (Fête de famille) | 20 novembre 2007



Helge,
bourgeois ayant réussi et respecté, fête ses 60 ans.
Il réunit dans son manoir toute sa famille et ses nombreux amis. Aux côtés de son épouse Elsa, on trouve ses trois enfants: sa fille Helene, écorchée vive, la "sauvage" de la famille; son fils aîné Christian, devenu un "Chef" de cuisine renommé en France et le plus jeune, Michael, le "raté", marié à Mette dont il a eu trois enfants.
Une absence pèse lourd, celle de Linda, la sœur jumelle de Christian, suicidée inexplicablement quelques mois plus tôt.
La fête commence au mieux mais lorsque Christian prend la parole pour un discours, ses propos révèlent une tragédie familiale  honteuse et cachée...

Le film
nous plonge au cœur d'une famille où tout est fait pour que la surface, les apparences, l'emportent sur la vérité. De Elsa, la mère qui déteste les confrontations, à Michael, le fils alcoolique et violent qui trompe son épouse avec une servante, en passant par Hélène, la fille au cœur volage et qui ne peut croire à l'infamie dont se serait rendu coupable son père, la famille fait bloc contre les "divagations" de Christian. Après un temps d'hésitation, le spectateur prend conscience que ce dernier ne fait pourtant que révéler une terrible vérité malgré les assurances de sa mère sur ses éternelles tendances à "inventer". Car derrière les murs de la salle à manger, théâtre du drame, se tiennent les employés de cuisine. Et eux connaissent aussi la réalité des choses et n'ont de cesse d'encourager et d'aider Christian.
Le père, mis au rang des accusés par son propre fils, commence par tranquillement nier l'authenticité des propos tenus. Il est soutenu par son épouse, très calme, souriante, apaisante. Et les invités, venus assister à une "Fête de famille" et non à un scandale ne demandent pas mieux que de les croire. Mais Christian insiste, buté. Et les certitudes de l'assemblée commencent à vaciller. Face à la monstrueuse vérité, reste le recours à l'alcool dans lequel chacun plonge et la violence simplificatrice employée par Michael contre son frère comme un peu plus tôt contre son épouse ou contre la servante qu'il avait mise enceinte et enfin un peu plus tard contre son propre père. Mais plus on appuie sur un corps pour le noyer, plus la pression exercée le fait remonter en surface. Qu'à cela ne tienne ! On fera "comme si de rien n'était". Mais de plus en plus difficilement. Les invités perdent pied, chancellent, s'enfuient ou du moins essaient. Christian ne lâchera rien face à un père devenu pathétique. Le fantôme de Linda, la suicidée, plane sur la résidence, sur la famille, dans les esprits et va jusqu'à faire entendre sa voix via une lettre laissée et trouvée dans un tube d'aspirine...

Un film qui se déroule dans un climat d'hystérie, d'obscurité, de confusion mentale et de dissimulation, des personnages ignobles... Un film qui fait mal...

Publié par ecrirecesthurler à 09:19:08 dans Cinéma | Commentaires (3) |

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