Installée, instaurée, elle réside et préside en moi. A l'origine de tant d'angoisses, d'insomnies, de frustrations...
Je ne suis pas celle que l'on croit. Je ne suis pas forte, pas toujours du moins.
J'ai des manques, des envies, des besoins, des faiblesses.
J'ai des peurs, des vertiges, des cauchemars. Du passé et de l'avenir.
Beaucoup de doutes, trop de questions.
Trop de sentiments à évacuer, à libérer, à coucher sur le papier.
Mais aussi à dire, à crier, à pleurer.
J'ai besoin d'une épaule pour me cacher pour pleurer.
Je me sens seule, dépourvue, démunie.
J'ai besoin de bras pour me serrer tendrement, me bercer.
Je me sens découverte, prise au piège, fragile.
J'ai besoin d'une oreille pour m'écouter, m'entendre chuchoter, des joies et des peines.
J'ai besoin de tout cela et je n'ai pas peur de l'avouer.
J'ai besoin d'être protégée, d' « Eux », de moi-même, de la vie...
Sans tout cela, je ne suis rien. Sans elle, je ne suis rien.
Sans vous, je ne sais plus...
Je veux vivre au présent, aider, aimer, être aimée.
Je veux guérir du passé, oublier, refermer, recréer.
Je veux construire l'avenir, reconstruire, persister, lutter, m'épanouir, guérir.
Aujourd'hui, tout cela me manque, je suis seule, j'ai mal, j'ai peur, je pleure...
Publié par ecrirecesthurler à 20:08:02 dans Maux en prose | Commentaires (21) | Permaliens
Une autre sommeille en moi, s'éveille en moi, surveille en moi. Une Autre. Ma doublure. Celle qui, quelques fois, prend le relais ou me surpasse. Je suis Moi, je suis Elle, et pourtant nous sommes 2. A nous déchirer à l'intérieur, à nous détruire de l'intérieur. 2 esprits disloqués. 2 corps qui ne font qu'un. Quand l'une rit, l'autre pleure. Quand l'une prie, l'autre a peur. Quand l'une vie, l'autre meurt...
Dame blanche : innocente, infantile, délicate, rêveuse, soumise, naïve et tendre.
Dame noire : pervertie, adulte, boudeuse, dure, violente, exigeante, cruelle et forte.
2 dames. 2 âmes, damnées, qui se sont perdues, puis retrouvées, rejointes, pour ne faire plus qu'une, à l'intérieur de mon Moi.
L'une est possédée par l'esprit de l'autre. L'autre dépossède l'esprit de l'une. Lutte démoniaque qui s'attaque aux viscères.
Dédoublement... Elle et Moi, Nous ne marchons plus main dans la main ni côte à côte. Nous cheminons face à face, maudites amantes...
Elle m'inflige des tortures que je ne peux supporter. Sa noirceur me terrorise, me hante. Spectre sombre aux yeux profonds... Tout en douceur, je l'apaise et la console.
Elle est là, je ne suis plus. Elle n'est plus, Elle me manque...Elle me tue, me brûle, me mène où Elle veut. Ses choix sont les miens. Mes droits sont les siens. Elle détient tout pouvoir, tout avenir. Je me tais et lui obéis. Elle va trop loin, me dévore, me détruit, je la hais mais pourtant... Nous sommes deux... Elle et Moi... Elle est Moi...
Publié par ecrirecesthurler à 12:41:20 dans Maux en prose | Commentaires (14) | Permaliens
Manquer :
Publié par ecrirecesthurler à 20:20:22 dans Maux en prose | Commentaires (10) | Permaliens
D'où vient ce besoin si fort de se raccrocher à quelqu'un ? De s'y attacher corps et âme. De s'y lier d'un lien tellement fort qu'il nous entraîne dans une valse fulgurante d'amour et de mort. Dans un tourbillon de sensations, de sentiments. Jusqu'à la déraison. Jusqu'au dénouement, d'ailleurs prévisible, sans suspense aucun. Jusqu'à cette fatale aliénation.
D'où vient ce besoin si fort de se sentir rassurée sans cesse ? De se sentir bien. Aimée, heureuse. Sereine et reposée.
D'où viennent ces manques : de repères, d'attachement, d'affection, de liens, de paroles, de douceur, de tendresse ?
Je suis en manque de cœur, voilà tout. Je voudrais un cœur tout neuf, tout chaud. Un cœur tout énergique et plein de vie. Un cœur pur comme un cœur d'enfant. Et puis, je voudrais d'autres yeux aussi. Des yeux vides de souvenirs. Vides de passé. Des yeux neufs pour voir le présent et le soleil. Juste pour voir votre cœur. Et puis, je voudrais un sourire. Pour éclairer mon visage. Un beau sourire, figé à jamais, comme sur une photographie. Je voudrais tout ça. Rien que pour moi. Rien que pour être heureuse. Rien que pour vivre.
Tant de manques à combler.
Tant de temps à rattraper.
Tant de souvenirs à reconstruire.
Tant de maux à oublier.
Tant de dégâts, de destruction.
Pour quoi ? Pourquoi ?
Simplement pour le plaisir, pour le désir...
JE MANQUE DE CŒUR.
Publié par ecrirecesthurler à 20:35:51 dans Maux en prose | Commentaires (14) | Permaliens
Véronique Sanson - Pour me comprendre
"Pour me comprendre, il faudrait savoir qui je suis.
Pour me comprendre, il faudrait connaître ma vie.
Et pour l'apprendre, devenir mon ami.
Pour me comprendre, il aurait fallu au moins ce soir,
Pouvoir surprendre le chemin d'un de mes regards,
Triste mais tendre, perdu dans le hasard."
Je n'arrive plus à dormir : trop plein d'émotions, de sentiments, de sensations... Tout se mélange... Et mon coeur saigne... Juste mon coeur...
Publié par ecrirecesthurler à 01:31:26 dans Maux en prose | Commentaires (13) | Permaliens
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