Porter ce masque de froideur durant des années pour ne pas tomber plus bas, camoufler derrière ses sourires les plus tendres, ses envies d'être serrée par des bras chauds de tendresse, ses troublantes souffrances, sa peur du gouffre profond et ses vilaines cicatrices du rejet, pour dissimuler le sang glacial inondant ses veines et sa détresse exubérante.
Porter ce masque de glace et puis, par crainte de ne laisser que des cendres, parce que la vie cogne, là derrière le coeur, tout de même, parce que les pas continuent de s'égrener sur le tracé de la destinée, laisser s'approcher quelques ombres tièdes, quelques feux, quelques yeux.
Porter ce masque de larmes chaudes qui creusent des sillons en dessous, le long des joues blêmes, et laisser la glace se briser au contact de cette chaleur, et laisser le masque tomber sur un visage d'enfant souriant.
Publié par ecrirecesthurler à 09:48:19 dans Maux en prose | Commentaires (2) | Permaliens
La bourrasque infernale, impitoyable, implacable a rompu mes racines, ne laissant que du givre sur mes os et une inflammation perpétuelle sur mon cœur. J'erre parmi les ravages, hirondelle aux ailes brisées, chaton au pelage ensanglanté.
Le rugissement de mes entrailles semble bien inutile, le hurlement de ma voix s'enlise dans la boue, la minceur de mes os les rend silencieux, la pâleur tragique de mon visage éloigne les plus accueillants.
Ma douleur persiste, là, étalée telle une plaie rampante, sur le sol nu, recouvert de fiel, décor de misère qui entoure ma mort, empêchant mes douleurs de raviver mon cœur.
Désolation, aridité, infertilité, mutisme absolu qui ne dit pas l'abomination, qui ne crie pas la damnation.
Publié par ecrirecesthurler à 09:51:05 dans Maux en prose | Commentaires (4) | Permaliens
Coldplay - Trouble
Publié par ecrirecesthurler à 11:24:12 dans Maux en prose | Commentaires (4) | Permaliens
Comme un étau de fer, forçant
Ma faible angoisse d'enfant
D'acier presque tranchant
Affole mon jeune cœur innocent
Rudesse, brutalité
L'inaccessible m'a chavirée
L'œil du blâme m'a lacérée
L'impénétrable m'a emmurée
Leurs bouches sèches m'ont malmenée
Depuis, je vis dans l'angoisse, solitude tremblotante, avec ma tête pour seule compagne, ma tête qui tourne de douleurs à chasser, ma tête pleine de mémoires à noyer, ma tête laborieuse d'inlassables pensées, ma tête folle, étourdie, rabougrie, qui hurle, serrée dans cet étau aux griffes damnées, à l'acier froid qui écrase mes jeunes pensées.
Tout mon être s'anéantit, mes ombres se faufilent, lorsqu'ils se dressent devant moi. Mon âme s'efface et se sème en miettes aux quatre vents, et sous ma carapace, dégringolée si bas, je cherche l'amour, comme une enfant perdue.
Broyée par leurs regards, froide comme l'acier de l'étau, je me fais si petite que je glisse hors de mon corps, au-delà de mes os, et comme l'oiseau au cœur percé, j'étends mes yeux sur le monde, à la recherche d'une délivrance...
Publié par ecrirecesthurler à 08:59:08 dans Maux en prose | Commentaires (18) | Permaliens

Elle est une rose en larmes éclose. . .
Publié par ecrirecesthurler à 12:16:16 dans Maux en prose | Commentaires (16) | Permaliens
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