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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Schizophrénie | 02 octobre 2006


Schizophrénie, embourbe-moi dans tes méandres, enlise-moi de tes cendres. Tu m'as eue, je vois double. Je suis deux et même plus, seule et multiple, pourtant. Je suis moi, je suis autre. J'aime jouer à ton jeu, j'aime m'égarer sur tes chemins de travers et de déraison. J'aime me substituer à moi-même pour inventer une voie nouvelle et découvrir les facettes encore inexplorées de mon âme. Me prostituer pour exister...

Ce jeu-là me perdra, j'en suis consciente. Mais, étrangement, ça ne me fait pas peur...  Je t'attends encore, je l'entends toujours, ta voix au fond de moi. Dégâts passagers. Paroles mensongères au timbre presque muet.

J'en redemande encore, même. Je me sens bien avec toi, l'autre en moi. Moins seule et plus utile à te surveiller sans répit. Plus attentive à tes moindres dérives. Je t'entends, je ne te vois pas, je t'obéis, je ne te crois pas.

T
otale incompréhension.

Démultiplie-moi encore plus fort, à l'infini. Dégénère-moi complètement. Plus je suis folle et plus j'oublie. C'est peut-être ça la solution : se laisser subjuguer par l'autre en soi au lieu de se battre contre lui. Le laisser prendre le contrôle et agir à sa guise. Se plier à ses volontés. Lui faire confiance. Jouer avec le feu...

Et se brûler les ailes...

Publié par ecrirecesthurler à 10:06:03 dans Maux en prose | Commentaires (61) |

Fragile | 28 septembre 2006


Il ne faut pas croire que je suis plus forte que j'en ai l'air, parce que c'est faux.

J'ai peut-être un visage fermé, un sourire de glace, un teint livide et des yeux affolés. J'ai peut-être aussi beaucoup de peine et de mal, certains soirs, certains jours, certaines semaines. Je passe peut-être beaucoup de temps à pleurer en cachette pour un oui ou pour un non, surtout pour un non d'ailleurs.

Je suis d'une faiblesse légendaire et pathétique, d'une fragilité épouvantable. Je m'apitoie sur mon sort, je geins et je gémis, je me plains et je vomis.

J'ai peut-être aussi besoin de pleurer dans le cou de quelqu'un, de bras pour me réfugier, d'un cœur pour me consoler, de mots doux pour m'apprivoiser.

Je suis un petit oiseau fragile, aux ailes brisées, qui ne sait plus voler, qui s'écrase bruyamment sur le sol froid et dur.

Et les jours où mes ailes sont épuisées et ne me portent plus, j'aimerais tellement qu'une petite voix me murmure : "Je suis là, je prends soin de toi, accroche-toi à moi, je vais t'aider, je vais t'aimer, te sourire et te faire rêver"...

Publié par ecrirecesthurler à 15:27:23 dans Maux en prose | Commentaires (53) |

Affection | 22 septembre 2006



En manque d'affection...
En manque de Souvenir...

Publié par ecrirecesthurler à 21:03:58 dans Maux en prose | Commentaires (74) |

Pleurer ça sert à rien | 14 septembre 2006


Si, ça sert de pleurer. Ca sert à ce que quelqu'un vienne nous consoler. Ca sert à ce quelqu'un nous dise des mots gentils, des mots doux. Les mots qu'on attendait ou bien ceux auxquels on ne s'attendait peut-être pas... ou plus. Des mots surprise et franchise. Ca sert à ce quelqu'un nous prenne dans ses bras pour effacer nos peurs et nos larmes. Pour faire taire les drames qui se jouent en nous et reconstruire ainsi la trame de nos vies désolées et si vides.

Pleurer ça fait du mal aux autres mais ça nous fait du bien à nous. Les pleurs ne sont pas des leurres. Les larmes ne sont pas des charmes. Elles sont un simple appel lancé vers l'inconscient, vers le Néant. Un appel de détresse et de dérision, de déraison. Un appel qui, la plupart du temps, n'est ni compris ni entendu. Mais un appel tout de même, qui nous rassure et nous permet de croire encore en quelque chose. Mais en quoi ? En quoi faut-il croire en fait ?

En notre cœur tout simplement. Car il est le seul à être là, à tout moment, auprès de nous, en nous. Il est le seul à savoir pourquoi on pleure, le seul à pouvoir répondre à nos questions. Et c'est seulement de lui que viendra la tendresse de la consolation.


Morale (si on y arrive) : ne rien attendre de personne, n'aimer personne, ne pas s'aimer, ne pas se laisser aimer. Vivre pour soi, pleurer en cachette, taire ses douleurs et écrire en silence...

Morale 2 (celle que je préfère) : attendre un sourire de quelqu'un, aimer une personne, s'aimer soi-même, se laisser aimer et aimer cela. Vivre pour ceux qu'on aime, pleurer au téléphone, crier ses douleurs et écrire en hurlant...

Publié par ecrirecesthurler à 07:42:20 dans Maux en prose | Commentaires (61) |

Mélancolie | 02 septembre 2006



"Quand tout est gris
La peine est mon amie
Un long suicide acide
Je t'aime mélancolie..."

Publié par ecrirecesthurler à 18:29:43 dans Maux en prose | Commentaires (26) |

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