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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Sa haine | 01 septembre 2006



Etre elle-même et exister. Ses mots ne sont que des mots. Ils ne sont rien d'autre qu'un passé qu'elle assume, qu'elle assimile et qu'elle consomme. Chercher à exterminer ses peurs, ses maux et ses émotions. Ses craintes sont sa fragilité, sa vie est sa douleur. Son passé est sa réalité.

Demeurer là où il n'y a plus de lumière, là où il n'y a plus rien de beau, là où il n'y a plus rien de juste. La vérité est faussée et le mensonge n'a pas lieu d'être. Ses pensées sont des souvenirs qu'elle déteste regarder en face. Se haïr et pourtant devoir d'y plier.

Sa crainte s'est maintenant évaporée. Avoir offert sa douleur. Cette souffrance, cette haine, cette colère, cette rage, cette peine existent, elles sont bien réelles. Avoir soif de ce mal, avoir faim de ces maux. Cette dépendance à sa douleur lui fait plaisir et lui donne un avantage.

Ses souvenirs alimentent, attisent sa haine et font qu'elle est vôtre, dorénavant. Sa douleur est sa drogue, sa vie pleine de sang est sa raison. Ses pensées sont infectes, si amères, perdues et anéanties. Ses mots sont réels si la réalité existe, si elle, elle existe et si elle persiste.

Sa haine sera présente aussi longtemps que son sang coulera. Sa haine, sa douleur, son plaisir, sa raison. Dites-lui que vous pouvez la comprendre. Son existence torturée et ses efforts obstinés. Elle est elle et elle se hait. Elle est sincère et ne veut discuter du fait qu'elle n'existe pas, même si elle le sait. Vous mentez, vous lui faîtes peur.

Elle en conclue que vous n'êtes plus là. Alors allez-vous-en et laissez-la vivre et être elle-même. Ou bien tuez-la maintenant pour lui prouver que vous existez bien. Ou bien emmenez avec vous sa haine, son passé, vos esprits, sa souffrance et vos peines. La nuit est calme, la nuit est sauve, la peur s'en est allée, les maux se sont effacés, la vérité a éclaté.

Vous êtes partis... Et elle est libre.

Publié par ecrirecesthurler à 08:17:55 dans Maux en prose | Commentaires (77) |

Déçue | 11 août 2006



Mon silence me tue lentement
Et il me fait si mal
Mais mes mots se tairont maintenant
Puisque vous les jugez mal...

Explication :
ICI

Publié par ecrirecesthurler à 19:52:37 dans Maux en prose | Commentaires (23) |

Bonne à rien... | 06 août 2006



Bonne à rien...  Tout juste à détruire
Ce qu'il y a de beau autour de moi et en moi
Ce que je m'efforce de reconstruire, de maintenir, de préserver
Ceux que j'aime, et toi 
Faut pas m'aimer...


Tout juste bonne à me détruire moi-même
Parce que j'aime ça, parce que je dois le faire
Et parce qu'il n'y a personne pour m'empêcher de le faire...

Publié par ecrirecesthurler à 22:27:31 dans Maux en prose | Commentaires (60) |

Anorexia | 05 août 2006


C'est si difficile de résister
C'est si difficile d'arrêter
C'est si difficile de se faire confiance
C'est si difficile de redevenir "une"
Lorsqu'on a pris l'habitude de vivre avec "l'autre" en soi
Elle est là, elle me détruit
Mais si elle s'absente, elle me manque...

Publié par ecrirecesthurler à 14:32:30 dans Maux en prose | Commentaires (30) |

Poupée... | 18 juillet 2006


Comme une poupée de pierre... prise par le temps, rattrapée par le temps. Poupée fossile qui se lasse d'attendre. Abandonnée là, sur le bord d'un trottoir, seule et sans cœur. Sans yeux. Sans vie. Elle aussi a besoin qu'une petite main la ramasse et la ranime, la berce et la console. Poupée meurtrie, trop longtemps oubliée, fatiguée...

Comme une poupée de verre... prise par la peur, surprise par la peur. Poupée transparente et éphémère, solitaire. Poupée docile qui sait bercer et consoler. Ignorée ici, sur le bord de sa route, muette et sans couleur, désabusée... Elle aussi aimerait tant qu'une petite main la serre dans ses bras et lui promette le bonheur. Poupée cassée, trop longtemps délaissée, endolorie...

Comme une poupée de terre... prise par la mort, hantée par la mort. Poupée futile qui ne sert plus à personne. Inutile et condamnée. Rejetée ailleurs, sur le bord d'un trop loin, froide et sèche. Désespérée, désorientée. Elle aussi manque d'amour et d'affection, de douceur et de tendresse. Poupée sans voix, trop longtemps abandonnée et qui ne demande qu'à parler, qu'à crier...

Publié par ecrirecesthurler à 22:31:11 dans Maux en prose | Commentaires (19) |

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