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ECRIRE EN SILENCE...

Les maux de l'inceste

Décoratrice | 20 octobre 2006

Je viens d'engager une décoratrice
Overbookée cette chère actrice
Car c'est une grande séductrice
Mais son aide me sera salvatrice
Des miracles je veux qu'elle accomplisse
Je ne pourrais la payer qu'en pain d'épice

En chocolat, gâteaux, bonbons, réglisses
Et bien d'autres trésors secrets et délices
Ce ne sera pas un bien grand sacrifice
Car pour elle je dis au diable l'avarice
J'ai tout misé pour qu'elle réussisse
Qu'elle ravive, restaure et retapisse

Elle sait quoi faire pour qu'ici ça resplendisse
Que mes mots de nouveau ce blog remplissent
Que mes lettres de nouveau ici refleurissent
Pour que tous enfin se réjouissent
Car elle est aussi, à ses heures, consolatrice
C'est elle qui répare tous mes préjudices

Qui comble les béances de mes précipices
Qui efface d'un baiser quelques cicatrices
Mais son vrai métier c'est prestidigitatrice
Je laisse le soin à cette chère orchestratrice
Qui me connaît si bien que nulle notice
Ne lui sera d'utilité pour cet exercice

A partir de maintenant je la nomme directrice
Mais gare à elle si elle se fait destructrice
Il se pourrait bien que je la démolisse
Mais si elle réussit malgré tous mes caprices
Je lui offrirai de jolis bouquets de narcisses
Et je cèderai au moindre de ses caprices


Tu as toute ma confiance, à toi la miss...

Publié par ecrirecesthurler à 11:09:53 dans Souvenir :) | Commentaires (3) |

Toxico | 06 octobre 2006


Attendre quoi, un je ne sais quoi, ici ou là. Attendre qui, un souvenir ou peut-être l'oubli.

Attendre imperceptiblement, suspendue à ce filament friable que sont tes mots sous les miens, dans les miens, suspendue à tes lèvres, à tes lettres. Un mot de toi et oublier, renaître à la vie.

Le fil se rompt, ta page reste blanche, la mienne se noircit de mes désillusions. Ton rire ravive le souvenir...  Cruelle déception de ne plus te lire ici. Fatale frustration de plus avoir de réponse ni d'avis.

Sans voix, sans mot de toi, demeurer fatiguée, lasse, impatiente. Au moindre frémissement, sursauter, implorer. A la moindre lettre, devenir ivre de bonheur.

Mais si ta voix est celle de l'absence, si elle se brise contre le papier, si tes mots sont ceux de l'errance, je me ferme à tout sourire, à toute couleur, à tout espoir...  Où es-tu ? Tu me dis « ça te fait du bien d'écrire », je te réponds « sans, toi, ça me fait trop de mal ».

Irascible chimère torturée de tes mots, je veux que tu m'injectes tes rimes, je veux que ton encre coule dans mes veines. Ce que tu m'écris c'est mieux que de l'ecstasy. Ma drogue, c'est toi...  T'es ma cocaïne, mon héroïne à moi.

Addiction à ta plume. . .

Je me shoote avec tes lignes
Je m'empoisonne avec ta prose
Je suis dépendante de tes mots
Je suis toxico de tes vers
Je suis accro à tes écrits
Je suis alcoolique de toi

Ecris-moi...  Enivre-moi encore...  J'veux faire une overdose...

Publié par ecrirecesthurler à 09:38:36 dans Souvenir :) | Commentaires (49) |

Pour la vie... | 03 octobre 2006


Deux mains, deux corps, deux âmes s'enlaceront très fort pour sceller les empreintes du temps. Promesse d'un mariage où la neige dans tes cheveux sera mille fois plus belle qu'un voile de tulle.

Regards si touchants.

Quand mes cheveux auront la couleur de la neige, assise sur un banc à regarder ces vies qui s'entrecroisent.

Nos vies auront coulé comme le flot du fleuve, sans jamais perdre de vue celle de l'autre.

Il est temps que tu viennes t'asseoir à mes côtés.

Véro.



Deux peurs, deux cœurs, deux sœurs,  se serreront très fort pour effacer les cicatrices du passé. Promesse d'une union ou le soleil sur tes lèvres sera mille fois plus lumineux que les ailes d'un ange.

Sourires si troublants.

Quand mes lèvres auront la pâleur de la lune, allongée sur un lit de neige à regarder le monde qui défile bien trop vite.

Nos années seront oubliées comme le temps qui passe, sans jamais nous éloigner l'une de l'autre.

Il me tarde de venir m'asseoir à tes côtés.

Flo.

Publié par ecrirecesthurler à 00:32:44 dans Souvenir :) | Commentaires (62) |

Ce n'est pas... | 29 septembre 2006


Ce n'est pas parce que ..........
Je dis qu'il fait beau, que les nuages ne sont pas gris
Que je dis je pleure, que je n'ai pas le sourire aux lèvres

Ce n'est pas parce que ..........
Je dis que tout est blanc, que je ne pense pas noir
Que je suis morte de rire, que je ne pense pas coups de cafard

C
e n'est pas parce que.........
Je souhaite mourir, que je ne pense pas à la vie
Que je n'ai pas le moral, que je ne vais pas forcément bien

Ce n'est pas parce que.........
Je pense à toi, que je ne vais pas forcément penser à...
Que je n'ai pas envie de toi, que je ne peux pas me passer de ton corps

C
e n'est pas parce que.........
Je ne suis pas là, que je suis loin de toi
Que je suis réelle, que je ne suis pas virtuelle

Je ne suis pas forcément ce que je raconte, je suis une association de mots, d'émotions.

L'extrême limite, pourquoi ne puis-je la voir que lorsque mes paupières sont closes, pourquoi j'ai ce goût amer dans la bouche, pourquoi mon cœur devient si glacial.

Etat de choc...

"Delirium"

Je sais avoir écrit ces lignes. Pourquoi alors ne sont-elles pas de ma main ?

Toujours est-il qu'ON a trouvé un nom à mon mal. Moi, je l'appelle Mal, c'est tout. Mais nommer une chose, c'est déjà croire qu'on la connaît mieux que le syndrome.

Attente insupportable...

Ce sont sans doute là mes derniers mots. Il  ne me quitte plus dans mes longs vides d'absence.

Je le sens. Le froid m'enveloppe. Il croît le long de mes vertèbres.

Pourquoi cette larme sur ma main ?

Véro.

Publié par ecrirecesthurler à 12:06:43 dans Souvenir :) | Commentaires (60) |

Te taire | 27 septembre 2006


Te taire. Te terrer dans la terre. T'enterrer. Te retirer et te retenir. Interminable internement. Les voix de l'intérieur sont impénétrables. Imperturbable retour au creux de toi. Au lieu de dire, au lieu de dévoiler. Lever ton masque et jeter ton casque et ton armure. Faire tomber toutes tes armes. Etre désarmée complètement, désincarcérée.

Faire entendre ta voix. Tendre un filament de confiance et de crédit. Simplement permettre une intrusion dans ton introspection. Simplement soumettre une permission de sortie. Egarer quelques mots, perdre quelques plumes trop alourdies de tristesse et d'orages.

L'absence tue le sens et l'essence même. L'absence est le non-sens. L'absence jette un froid glacial qui ne me laisse pas de marbre. Bien au contraire... L'absence est comme le deuil, ne pas voir, ne pas comprendre, ne pas sentir, ne plus ressentir et ne plus aimer.

Méfiance et défiance te rendent incontrôlable. Ta noirceur m'affole et m'effraie. Ton silence me tue. Tes ténèbres me hantent et me poursuivent de leurs bras tentaculaires, tes nuits me sont cauchemardesques, tes ombres mortifères, tes pluies diluviennes et tes nuages si épais qu'ils me voilent le soleil.

Ne t'efface pas, ne m'efface pas... Je suis là pour toi, pour faire face et non pour faire semblant, pour faire avec et non pour faire sans. Laisse-moi tenter le diable, laisse-moi ouvrir tes yeux, laisse-moi briser tes murs et retrouver ta voix, ton chemin, laisse-moi t'envelopper de douce torpeur, d'évasion et de tendresse, ouvre-moi la porte vers ton cœur inanimé que je le rende à la vie...

Publié par ecrirecesthurler à 07:53:32 dans Souvenir :) | Commentaires (94) |

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